Il prétend être victime du Bataclan et écope de deux ans — France

02 Décembre, 2017, 00:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Le jeune ambulancier avait raconté avec force détails aux médias ce qu'il disait avoir vécu au Bataclan dans la soirée du 13 novembre 2015 pendant l'attaque d'un commando djihadiste qui avait fait 90 morts

La peine est assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans et d'une obligation de suivre des soins.

Il n'avait de cesse de raconter le drame vécu le 13 novembre 2015.

Plusieurs médias, parmi lesquels l'AFP (dont L'Express a diffusé une vidéo), Le Monde ou encore Libération, ont cru à ses mots aussi forts qu'émouvants. Il avait sa kalachnikov en bandoulière, elle était pointée vers moi.

LIRE AUSSI L'attentat du Bataclan peut-il être le décor d'une fiction? Il racontait avoir bu un verre avec des amis quand il a vu arriver les tireurs et avoir vu une femme enceinte tuée ce soir-là près de lui, une personne "qui a pris les balles qui m'étaient destinées ", dira-t-il.

Intégré aux groupes de survivants des attentats, il s'était fait faire un tatouage - comme de nombreuses autres victimes - qui représentait une Marianne, le symbole de la République française, dressée devant la salle du Bataclan. Visage anguleux, cheveux courts et raides, ce secouriste de 29 ans comparaissait vendredi devant le tribunal de grande instance de Versailles pour tentative d'escroquerie auprès du fonds chargé de l'indemnisation des victimes de terrorisme. Début 2016, celui-ci n'avait pas donné suite à sa demande faute de pièces suffisantes bien que des témoins aient signalisé sa présence à proximité du Bataclan vers minuit, près de deux heures après le début des tueries.

Un an après les faits, les enquêteurs s'étaient étonnés qu'il n'ait pas porté plainte et avaient relevé des incohérences dans son récit. Et puis, des recherches sur son téléphone ont montré que Cédric R.se trouvait à une trentaine de kilomètres du Bataclan au moment des faits.

Entre temps, le sapeur-pompier volontaire et formateur en secourisme était parti vivre en Nouvelle-Calédonie.

Lors de cette audience, l'homme avait assuré qu'il avait quitté l'île pour la France en raison de problèmes personnels et avait ainsi eu connaissance de la volonté de la gendarmerie de l'auditionner.

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