Le ministre Coiteux a eu la tête du numéro deux de l'UPAC

30 Novembre, 2017, 21:32 | Auteur: Lynn Cook
  • Des enquêteur de l'UPAC

Le comité de surveillance des activités de l'UPAC viendrait ainsi renforcer la transparence dans la conduite de ses activités contribuant ainsi à maintenir le lien de confiance entre la population et l'organisation. Des policiers ou ex-policiers disent avoir acheté des actions d'une entreprise controversée par l'intermédiaire ou à la recommandation de Forget - qui ne détenait pas de permis de courtier - dans les années 1990 et 2000, a révélé le Journal de Montréal.

Après avoir demandé sa tête ce matin en mêlée de presse, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a finalement vu sa demande exaucée.

Avare de commentaires sur les raisons et les circonstances qui ont conduit à la démission de Marcel Forget, Martin Coiteux a expliqué qu'il avait déjà réclamé depuis un moment déjà l'amélioratoion de la reddition de compte au Bureau de lutte contre la corruption.

Cet amendement survient dans la foulée de l'arrestation du député Guy Ouellette par l'UPAC.

Québec souhaite créer un comité de surveillance pour évaluer le climat de travail, l'administration des enquêtes et les suites données aux dénonciations formulées auprès de l'Unité permanente anticorruption.

Le comité de surveillance des activités de l'UPAC serait composé de trois membres nommés par l'Assemblée nationale. Il aurait pour mandat de donner son avis et des recommandations sur l'administration des enquêtes pénales et criminelles menées par le service. Je fais appel à la collaboration des membres des oppositions de l'Assemblée nationale pour que se poursuive le cheminement de ce projet de loi. Même si vous nommez un comité de surveillance aux deux tiers, il faut que le directeur de l'UPAC soit désigné par un vote aux deux tiers de l'Assemblée nationale.

Le Comité aura aussi pour mandat d'étudier le rapport annuel de gestion du commissaire à la lutte contre la corruption et " toute autre question portant sur les activités de l'Unité permanente anticorruption ".

Le mandat du comité ne lui permettrait pas "d'agir de manière à nuire aux enquêtes de l'UPAC " ni aux procédures judiciaires qui en découlent, a précisé M. Coiteux.

Pour les personnes qui seraient tentées de tromper le Comité ou de faire entrave à ses travaux, des amendes allant de 4000 $ à 20 000 $ sont prévues, amendes dont le montant doublera en cas de récidive.

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