Violences faites aux femmes : l'excision dans le viseur de Macron

26 Novembre, 2017, 02:33 | Auteur: Aubrey Nash
  • Emmanuel Macron le 25 novembre 2017 à Paris

"Nous veillerons aussi pour les femmes françaises soumises à l'excision à traquer partout ceux pratiquent cette barbarie", a déclaré Emmanuel Macron. Le 25 novembre sera la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, le président Emmanuel Macron prononcera un discours sur la lutte contre ces violences, grande cause nationale du quinquennat.

En début de cortège, des femmes vêtues de noir s'affichaient avec le nom de victimes assassinées en 2017 autour du cou, comme celui de Doris, 53 ans, tuée à Aubenas le 21 janvier ou Sylvie, 47 ans à Rigny-le-Ferron (Aube) le 12 février. 'Debout debout', 'levons-nous femmes esclaves', ont chanté les manifestants, associations féministes en tête.

Tout en appelant à ne pas tomber "dans un quotidien de la délation", M. Macron veut se "battre pour l'égalité non négociable entre les deux sexes". Il a demandé 'une attention particulière' pour les femmes migrantes, qui 'cherchent aussi à fuir l'excision'.

L'arsenal répressif devrait évoluer, avec la mise en place d'un âge de consentement minimal à un acte sexuel - que Macron voudrait voir être établi à 15 ans - et une extension des délais de prescription pour les cas de violences sexuelles sur des mineurs, qui devrait passer de 20 à 30 ans.

Pour favoriser les plaintes, un signalement en ligne sera créé pour les victimes de violence, harcèlement ou discrimination, qui pourront de chez elles parler en direct avec des personnes dans les commissariats ou les gendarmeries et connaître les démarches à entreprendre.

Emmanuel Macron a prévu des mesures qui s'organisent selon trois axes: sur le volet éducation et culture, dans chaque école, un module d'enseignement sur le sexisme et le harcèlement sera enseigné, et le CSA devra mieux réguler les jeux vidéo et les contenus sur internet.

Évoquant la pornographie sur internet, accessible aux enfants, il a expliqué qu'"en 2018, nous devons repenser le cadre de notre régulation des contenus, en particulier les contenus audiovisuels en prenant en compte l'évolution du numérique".

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