Rohingyas: Washington dénonce un "nettoyage ethnique"

23 Novembre, 2017, 00:25 | Auteur: Lynn Cook
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Les États-Unis considèrent que la violence dont fait l'objet la minorité rohingya au Myanmar est un "nettoyage ethnique".

Le chef de la diplomatie américaine s'est rendu mi-novembre en Birmanie où il a rencontré séparément le chef de l'armée Min Aung Hlaing et la dirigeante du gouvernement civil Aung San Suu Kyi.

Il n'a pas exclu des "sanctions ciblées" américaines contre les responsables des violences.

Le secrétaire d'État Rex Tillerson a pointé du doigt les forces de sécurité birmanes et des milices locales pour "les souffrances intolérables" des Rohingyas.

Depuis le début de ce nouveau drame des musulmans rohingyas, la plus grande population apatride au monde victime de longue date de nombreuses discriminations, les Etats-Unis prennent soin de ne pas blâmer Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix auréolée de son long combat contre la junte militaire, mais évoquent ouvertement la responsabilité de l'armée. Il a ajouté par voie de communiqué que même si l'armée blâme des militants rohingyas, "aucune provocation ne saurait justifier les atrocités horribles qui ont suivi".

"La réponse de la Birmanie à cette crise est cruciale pour réussir sa transition vers une société plus démocratique", a-t-il estimé, demandant à l'armée mais aussi au gouvernement de "respecter les droits de l'homme" et "faire rendre des comptes à ceux qui ne le font pas".

Rangoun et Dacca discutent du retour des réfugiés rohingyas en Birmanie mais les négociations piétinent après plusieurs semaines d'échanges, tandis que les conditions se détériorent pour les centaines de milliers de personnes qui s'entassent dans des camps à la frontière entre les deux pays.

Par ailleurs, le pape François prévoit rencontrer en privé le chef de l'armée birmane lors de sa prochaine visite dans la région.

Pékin a annoncé avoir proposé un plan qui a, selon lui, l'approbation de la Birmanie et du Bangladesh.

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