Arrêt maladie : l'absentéisme augmente dans le privé

23 Novembre, 2017, 00:15 | Auteur: Aubrey Nash
  • Arrêt maladie : l'absentéisme augmente dans le privé

Selon les secteurs et les catégorie socio-professionnelle, le nombre moyen de jours d'absence diffèrent.

L'enquête, réalisée par l'assureur Malakoff Médéric et dévoilée mercredi 22 novembre par Le Parisien, montre une augmentation significative des salariés du privé qui ont posé un arrêt maladie au mois une fois dans l'année. Les arrêts longs (30 jours et plus) ont des motifs plus variés: "20 % sont liés à un accident ou un traumatisme, 16 % à des TMS, et 16 % à des troubles psychologiques ou une grande fatigue", indique l'étude. Toujours selon ces études, plusieurs causes sont évoquées pour expliquer cette augmentation. En dépit des 3 jours de carence, les salariés du privé sont donc plus nombreux à s'arrêter et ils sont, en outre, absents plus longtemps. Et que les ouvriers sont plus souvent absents que les cadres. Un salarié breton est en moyenne arrêté 38,3 jours, contre 35,5 dans le reste du pays. Sans surprise, ce sont les secteurs de la santé et de l'industrie qui sont les plus touchés.

Par ailleurs, il existe une corrélation entre absentéisme et taille de l'entreprise. Enfin, ce sont dans les grands groupes où l'absentéisme est le plus fort avec 36%; dans les TPE de moins de 10 salariés, ce taux n'est que de 28,5%.

Parallèlement, un salarié sur dix a volontairement demandé un arrêt maladie à son médecin, soit 11% des actifs, "notamment les salariés-aidants ou les 18-34 ans", précise cette étude à questions multiples par thème traité, portant sur 2.000 salariés et 300 médecins généralistes qui ne sont pas leurs médecins traitants. Trois autres explications suivent ensuite: la crainte de la surcharge de travail au retour, la pression de la hiérarchie et l'impossibilité de confier leurs tâches à quelqu'un d'autre.

Pourtant, 39 % de ces salariés " regrettent " après coup de ne pas avoir respecté l'arrêt maladie prescrit, tandis que 65 % d'entre eux disent être conscients de l'impact de leur refus sur la "baisse de leur productivité au travail" et sur la "qualité de leur travail".

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