Nucléaire : Areva révèle un nouveau défaut de contrôle

22 Novembre, 2017, 01:14 | Auteur: Aubrey Nash
  • Selon EDF le défaut constaté est sans conséquence sur l'exploitation des réacteurs nucléaires français

Areva NP a identifié un défaut dans le contrôle qualité dans le processus de fabrication de certains combustibles nucléaires. Selon Areva NP (Nuclear Power), le défaut en question est lié à un "dysfonctionnement sporadique du système de contrôle" des tubes de zirconium qui abritent le combustible, dans l'usine où ils sont produits, à Paimboeuf (ouest de la France).

14 crayons sur les 2,6 millions installés sur le parc nucléaire français seraient concernés.

EDF a indiqué mardi que trois réacteurs nucléaires -Golfech 2, Flamanville 1 et Cattenom 3 - étaient concernés par des défauts de contrôle qualité sur des tubes servant à la fabrication d'assemblages de combustibles nucléaires. "Les mesures actuellement réalisées dans les réacteurs de Golfech 2, Flamanville 1 et Cattenom 3 n'exigent aucune disposition particulière pour l'exploitation des réacteurs en toute sûreté", confirme l'électricien.

EDF n'a quant à lui pas précisé lundi le nombre de barres de combustibles ni les réacteurs concernés.

EDF se veut rassurant et estime qu'"aucune disposition particulière " n'est nécessaire pour assurer l'exploitation des réacteurs " en toute sûreté ".

On a appris qu'il y a quelques jours, à la suite d'une inspection dans la centrale nucléaire suisse de Leibstadt, l'organisme fédéral veillant sur la sécurité des installations nucléaires dans le pays (IFSN) a découvert des anomalies dans la fabrication des barres de combustibles fournies par Areva.

Par mesure de sécurité, la centrale suisse a été mise à l'arrêt jusqu'en décembre, le temps de changer six tubes sur les 22 du réacteur.

"Areva assure de son côté qu'" aucun assemblage contenant des tubes impactés n'a présenté la moindre défaillance en réacteur à ce jour ". "Les six ont déjà été utilisés lors de trois, voire quatre cycles de fonctionnement ", explique l'autorité suisse, ajoutant qu'un cycle dure environ un an.

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