Frédéric Haziza accusé d'agression sexuelle : sa mise à pied demandée

22 Novembre, 2017, 00:39 | Auteur: Lynn Cook
  • Frédéric Haziza

Les faits remontent au 20 novembre 2014. LCP a suspendu ce mardi soir son présentateur Frédéric Haziza et ouvert une enquête interne à son encontre, après une plainte déposée par une journaliste de la chaîne, Astrid de Villaines, pour agression sexuelle.

Astrid de Villaines assure d'ailleurs qu'avant cette agression, Frédéric Haziza avait déjà eu un comportement déplacé: "il me frôlait le haut de ma poitrine avec ses mains et il me déclarait que mes hauts de vêtements m'allaient bien, tout en fixant ma poitrine". "Je réitère mes excuses, n'ayant jamais eu l'intention d'outrager quiconque", a réagi Frédéric Haziza sur Twitter.

"Je lui ai redemandé de libérer le passage, mais M. Haziza a insisté pour que je passe devant lui, sans qu'il ne bouge du passage". Je suis donc passée devant lui, face à face.

Le site raconte que suite à ses révélations ce 21 novembre, la Société des journalistes (SDJ) de LCP a convoqué une réunion en urgence, réunion lors de laquelle Marie-Ève Malouines, présidente de la chaîne, a annoncé vouloir maintenir Frédéric Haziza à l'antenne, lui quianime les émissions Question d'Info et Entre les Lignes. "Je n'ai pas de raison de croire davantage Astrid que Frédéric". M. Haziza a alors tendu son bras droit, autour de ma taille.

Le journaliste politique de LCP est accusé d'avoir agressé sexuellement une de ses consoeurs de la chaîne de télévision, il y a trois ans. Sa main s'est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l'appuyant fortement.

Plusieurs journalistes ou ex-journalistes de LCP ont assisté à la scène et confirmé auprès du site les déclarations d'Astrid de Villaines.

Les faits se sont produits en novembre 2014 dans la rédaction et ont valu à l'époque un avertissement au présentateur, selon LCP. Des remontrances justifiées, d'autant que BuzzFeed News fait état dans son article d'une absence de réaction de la part du conseil d'administration du média parlementaire, qui s'était vu alerter de "problèmes de harcèlements sexuels" en décembre 2016. Se disant "déterminés à lutter contre le sexisme et le harcèlement partout et en toutes circonstances", le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) et le président de la délégation du bureau chargé de la presse Hugues Renson ont annoncé qu'ils convoquaient la présidente de LCP Marie-Eve Malouines pour qu'elle leur "détaille les mesures prises" dans cette affaire.

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