Fronde à LREM : "100 démocrates" vont quitter le parti

16 Novembre, 2017, 02:20 | Auteur: Lynn Cook
  • Christophe Castaner porte-parole du gouvernement le 18 octobre 2017 à l'Elyséeludovic MARIN

Parmi ces élus figurent la Finistérienne Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération des Marcheurs de la République, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire).

- Dommage que La République en Marche n'ait pas su s'appuyer sur une démarche éthique responsable qui respecte les principes démocratiques: la liberté de conscience et d'expression de ses militants. "Dans une tribune, signée par " cent démocrates", tous membres du parti, ils annoncent leur départ d'" En Marche", dès vendredi 17 novembre.

Premier reproche fait à LREM: les 380 000 adhérents ne pourront pas voter pour leur représentant.

Stéphane Roques, directeur général du parti, a écrit aux quatre listes candidates, dans la nuit de mardi 14 à ce mercredi 15, pour leur annoncer "qu'après discussion avec la direction du mouvement et avec Christophe Castaner, un débat sera bien organisé", rapporte Le Figaro. "Le mouvement prendra en charge les frais de déplacement pour que chaque liste soit représentée à Paris", a précisé un cadre du parti. "Le prochain "sacre" de Christophe Castaner, élu à la tête du parti, avant l'heure en l'absence de concurrents, laisse peu d'espoirs aux militants en attente de démocratie ", écrivent les déçus de La République en Marche dans leur tribune.

Ces démissions en chaîne semblent être l'expression virale d'une dynamique interne en déclin. Les "100 démocrates", comme ils se surnomment, dénoncent le manque de démocratie en interne. Ils concluent: "Le mépris et l'arrogance qu'ils ont essuyés, les menaces ou les tentatives d'intimidation laissent à penser que la République en marche marche désormais sur la tête".

Ces propos font écho à ceux de Laurent Saint-Martin dans l'Opinion ce mardi: le vice-président LaREM de la commission des Finances y décrit un parti "en état dépressif".

Notant qu'avec son élection et sa promesse de renouvellement des pratiques, "Emmanuel Macron a passé le plus formidable des contrats moraux avec les citoyens français", les signataires constatent pourtant que les comités locaux se sont "vidés de leurs marcheurs cinq mois seulement après l'accession au pouvoir" de l'ancien ministre de l'Economie.

"Dans la tribune, les 100 militants, très remontés, sont allés jusqu'à comparer le mode d'organisation de la République En Marche à l'Ancien Régime".

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