"48 heures d'angoisse" pour un équipage Air France — Argentine

15 Novembre, 2017, 01:25 | Auteur: Lynn Cook
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Car dans la foulée, les 14 membres de l'équipage ont été "interpellés par des forces de police, interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explication ", écrit le SNPNC.

Dans l'intérêt de notre profession et de nos collègues concernés le SNPNC ne pouvait rester sans réagir.

Le ministère des Affaires Etrangères et de l'Europe de rappeler, que l'interrogatoire a duré plus de 7 heures, et le personnel s'est retrouvé retenu par la justice argentine près de 11 heures, sans qu'aucune charge ne soit retenue, provocant par la même occasion l'annulation du vol d'Air France entre Buenos Aires et Paris, prévu le 1er novembre. Air France, qui avait saisi le ministre Jean-Yves le Drian, se dit étonné des proportions prises par cette affaire. Cette même passagère a ensuite demandé de changer de siège en raison de l'attitude déplacée de son voisin.

Tout commence lorsque sur un vol se rendant à Buenos Aires, une passagère de 29 ans, en classe économique, demande à être surclassée, ce qui lui est refusé. Une fois sur place, le chef de cabine principal a été "séparé du groupe et enfermé dans une pièce d'1 m² sans possibilité de s'asseoir ni de boire et manger, et ce pendant plusieurs heures ".

Selon le syndicat des hôtesses et stewards, la police argentine a interpellé une partie de l'équipage, qui a été ensuite retenu pendant six heures au commissariat de l'aéroport, à la suite d'une plainte d'une passagère.

Un syndicat dénonce les conditions " inacceptables " dans lesquelles un équipage de la compagnie aérienne Air France a été traité lors d'une escale à Buenos Aires, après la plainte abusive d'une passagère ayant des liens de parenté avec des magistrats locaux. Son mécontentement semble en tout cas avoir été profond puisque elle a par la suite porté plainte au commissariat de l'aéroport international d'Ezeiza, accusant son voisin de vol de s'être masturbé à côté d'elle. "Un traitement humiliant " qui l'a "profondément bouleversé ". Puis tout le monde a été relâché dans la soirée, " sans excuse ni explication ".

Les membres d'équipage ont été convoqués le lendemain matin au tribunal de Buenos Aires pour y être interrogés. L'ancien vice-ministre de la Justice et père de la plaignante était lui aussi présent, se permettant d'interroger directement et à plusieurs reprises le chef de cabine. Une autre lettre envoyée à l'Ambassadrice d'Argentine en France explique les circonstances de cette affaire.

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