L'Afrique mobilisée face aux nouvelles menaces sécuritaires — Forum de Dakar

14 Novembre, 2017, 00:19 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président sénégalais Macky Sall est l'hôte de la 4e édition du Forum de Dakar

"Une coopération internationale est indispensable pour parvenir à une sécurité intégrée qui veut l'évaluation des situations en fonction des contextes de la menace", a dit Florence Parly, au cours du quatrième forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

"Le combat contre l'insécurité au Sahel nous concerne tous et mérite d'être soutenu", a-t-il déclaré en président la cérémonie d'ouverture du 4ème Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique qui se tient à Diamniadio, à une quarantaine de kilomètre à l'est de Dakar.

"Face aux nouvelles menaces, les missions classiques de maintien de la paix ne sont plus adaptées". A son avis, il faut donc plus des missions de rétablissement de la paix qu'on ne peut pas maintenir là où elle n'existe pas. "Le dernier défi est le développement dans l'équité et la justice sociale qui est la condition sine qua non pour la sécurité et la paix du continent", a dit Macky Sall.

Informel, le Forum de Dakar est né lors du Sommet de l'Élysée sur la Paix et la Sécurité en Afrique tenu à Paris en 2013 et où les chefs d'État africains avaient envisagé d'approfondir la réflexion dans le cadre du Forum de Dakar.

Il s'agit du chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta et le Rwandais, Paul Kagamé. "Il faut donc se garder des solutions toutes faites", a indiqué le président Sall.

L'objectif affiché est de permettre aux participants de mettre l'accent sur la nécessité d'approches intégrées, en favorisant les échanges, les partages d'expériences et les synergies aux niveaux national, sous-régional, régional avec l'Union africaine ou international avec l'Union européenne ainsi qu'avec les Nations unies.

Plus de 500 participants, acteurs régionaux et internationaux au plus haut niveau, autorités politiques et militaires, experts et universitaires, diplomates, représentants d'organisations internationales, de la société civile et du secteur privé sont attendus à l'édition 2017. Le Sénégal paiera le prélèvement de 0,2% pour assurer le financement de l'UA y compris le fonds de paix " a ainsi annoncé le président sénégalais Macky Sall.

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