La CPI autorise une enquête pour crimes contre l'humanité — Burundi

13 Novembre, 2017, 05:49 | Auteur: Lynn Cook
  • La CPI ouvre une enquête au Burundi

L'ambassadeur du Burundi aux Nations unies, Albert Shingiro, n'a pas souhaité faire de longs commentaires sur le sujet.

Après son retrait de la Cour Pénal Internationale, le Burundi envoie un " Non ferme " à la CPI après l'ouverture d'une enquête de la CPI sur les crimes contre l'humanité présumés dans le pays.

"Cette décision (ndlr: enquête de la CPI) met à mal les efforts déployés par la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) (...) la situation au Burundi n'est pas aussi tragique que décrite par la CPI car des nombreux réfugiés burundais en Tanzanie sont déjà rentrés chez eux (...) " peut-on lire dans le communiqué. "Nous ne sommes pas concernés par la CPI, c'est un non-événement pour nous", nous a-t-il affirmé.

Le Burundi est aussi "tenu de coopérer avec la Cour dans le cadre de cette enquête car celle-ci a été autorisée le 25 octobre 2017 avant la date à laquelle le retrait a pris effet (.). L'obligation de coopérer reste en vigueur tant que dure l'enquête", assure Fadi el-Abdallah, porte-parole de la CPI.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en 2015 sa candidature à un troisième mandat, qu'il a obtenu après une élection boycottée par l'opposition. Ces violences auraient fait, selon la Cour préliminaire, au moins 1 200 morts, sans compter les milliers de victimes de viols, torture et autres disparitions forcées.

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