En marche vers Macron, Juppé divise la droite — Européennes

13 Novembre, 2017, 02:22 | Auteur: Lynn Cook
  • AFP                       Emmanuel Macron rencontrant Alain Juppé en 2016

Alain Juppé et Emmanuel Macron lors des cérémonies du 11 novembre, samedi à Paris. L'ex-premier ministre confie avoir "peu de choses à redire" sur la politique européenne menée par Emmanuel Macron et va même jusqu'à souhaiter la constitution "d'un grand mouvement central" pour les élections européennes de 2019. "Ce qui a changé c'est le style, on a un président qui s'investit", a-t-il d'abord assuré, évoquant la récente visite d'Emmanuel Macron en Arabie Saoudite.

Alain Juppé parle peu mais ses rares prises de parole ne passent pas inaperçues... Une insinuation qui laisse l'actuel président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes de marbre. Contre la ligne Wauquiez, qui prône un virage à droite, le maire de Bordeaux se montre plus "indulgent" envers Emmanuel Macron et le Premier ministre Édouard Philippe, son ancien protégé. "C'est une profonde erreur car l'élargissement a tué l'Europe", a aussi estimé l'ancien ministre des Affaires européennes, avant de conclure: "Ce que je dis, c'est qu'on va avoir des débats sur l'Europe". Son directeur de campagne, Geoffroy Didier, y est allé lui aussi de son tweet. Mais nous devons nous battre pour construire une nouvelle droite républicaine: la seule alternative à @EmmanuelMacron ne peut pas être l'extrémisme! A commencer par Thierry Solère, membre du groupe "Les constructifs" (proche d'Emmanuel Macron) à l'Assemblée nationale.

Liste commune avec E.Macron aux européennes? "Aujourd'hui il y a trop de pays au sein de l'Union européenne et un nouvel élargissement serait fatal". "François Mitterrand était pro-européen, je n'ai jamais voté pour une liste socialiste aux européennes", a-t-elle souligné au Grand Rendez-vous CNews-Europe 1-Les Echos. Face au "glissement de la droite française vers le FN, il y a à fabriquer une offre politique de droite pro-européenne", a déclaré le député sur BFMTV.

Alain Juppé voit même plus loin et "pense déjà aux échéances européennes de mai 2019, qui feront ressortir en France le clivage pro et anti-UE". Pourtant, cette idée n'a pas convaincu du côté des Républicains, comme Laurent Wauquiez.

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