150 000 euros acquittés pour la libération de Carme Forcadell — Catalogne

13 Novembre, 2017, 05:21 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Catalogne: la présidente du parlement écrouée jusqu'au versement d'une caution de 150 000 eurosPlus

"La caution de Forcadell a été consignée", a affirmé une porte-parole de la Cour suprême. Les autres parlementaires devaient être entendus dans la foulée.

Ils étaient à Barcelone en pleine grève indépendantiste mercredi, alors que des dizaines de milliers de passagers et des centaines de camions ont été bloqués par des militants protestant contre l'incarcération de responsables séparatistes. L'un a été laissé libre, le seul non indépendantiste, tandis que les quatre autres disposent d'une semaine pour réunir 25.000 euros et éviter la prison.

Une enquête est en cours sur de possibles faits de rébellion ou sédition, voire de malversations de fonds, commis en vue de déclarer l'indépendance.

Comme lors de la première comparution des parlementaires catalans, des députés, des élus et plusieurs dirigeants politiques de Catalogne, ainsi que des manifestants favorables ou contraires à l'indépendance, se sont rassemblés devant le Tribunal suprême. La semaine dernière, le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, a été laissé libre dans l'attente de l'examen du mandat européen émis par l'Espagne.

L'un des signataires de cette requête est Carles Puigdemont.

Dans son arrêt sur ces comparutions, le juge Pablo Larrena précise que les élus ont devant lui "renoncé à toute activité politique future", ou dans le cas où ils poursuivraient leur carrière, "renoncé à tout acte hors du cadre constitutionnel".

Les indépendantistes estiment avoir remporté le référendum du 1er octobre, interdit par Madrid, avec 90% des voix et un taux de participation de 43%. Elle a aussi expliqué que la déclaration d'indépendance était sans effets juridiques, selon des sources ayant assisté à l'interrogatoire. Le délit de rébellion est passible en Espagne de 15 à 30 ans de prison, et celui de sédition d'un maximum de 15 ans. Forcadell a également indiqué avoir respecté l'application de l'article 155 de la Constitution, qui a permis au gouvernement Rajoy de destituer l'exécutif régional, de dissoudre le Parlement catalan et d'exercer sa tutelle sur la région le temps d'organiser de nouvelles élections le 21 décembre. "Liberté!". Au total, 150'000 passagers, dont 10'000 de trains à grande vitesse ont été touchés par des annulations ou retards. Les deux principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT, n'avaient cette fois pas appelé à la grève.

Le ministre de l'Intérieur espagnol, Juan Ignacio Zoido, a surpris en suggérant que les juges soient cléments et tiennent compte des tensions dans la rue.

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