Barnier veut une réponse de Londres d'ici deux semaines — Brexit

12 Novembre, 2017, 03:35 | Auteur: Lynn Cook
  • BREXIT LES EUROPÉENS DOUTENT QUE LONDRES CLARIFIE À TEMPS SES ENGAGEMENTS

De l'inquiétude, de l'autre côté de la Manche, il y en a justement entre les deux Irlandes, où la question de rétablir ou non la frontière fait débat: 'Nous reconnaissons le besoin de solutions spécifiques pour les circonstances uniques de l'Irlande du Nord.

"Nous devons maintenant aller de l'avant pour passer à nos discussions sur notre future relation", a redit vendredi le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis. Mais "cela ne peut pas revenir à la création d'une nouvelle frontière à l'intérieur du Royaume-Uni", c'est-à-dire entre la province britannique d'Irlande du Nord et le reste du royaume, a insisté M. Davis. Le président du Parlement européen Antonio Tajani a récemment affirmé que la facture tournerait autour de "50 ou 60 milliards" d'euros, confirmant pour la première fois des estimations officieuses circulant à Bruxelles, et déplorant "les clopinettes" proposées par Londres. Pour bien montrer qu'il ne souhaitait pas reculer l'échéance du Brexit, le gouvernement de Theresa May a annoncé qu'il allait inscrire la date du départ de son pays de l'Union, "le 29 mars 2019 à 23 h GMT", dans le marbre d'un texte législatif.

L'Union européenne souhaite que l'Irlande du Nord puisse rester dans son Union douanière pour empêcher le retour d'une frontière dure avec l'Irlande, ont indiqué des sources européennes.

Ce n'est qu'à condition d'avoir des "engagements clairs et sincères" dans cette limite de temps que les Européens accepteront d'ouvrir la seconde phase des négociations, lors d'un sommet à la mi-décembre, a-t-il ajouté au terme d'un sixième round de négociations peu fructueux.

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