Theresa May encore plus fragilisée — Royaume-Uni

11 Novembre, 2017, 02:31 | Auteur: Lynn Cook
  • GB nouvelle démission au sein du gouvernement de Theresa May

Cette démission tombe très mal pour Theresa May engagée sur le front des négociations avec Bruxelles sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Dans une nouvelle controverse touchant le gouvernement britannique déjà affaibli, la ministre du Développement international a dû remettre sa démission, mercredi, en raison de rencontres secrètes avec des politiciens israéliens, dont le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Selon le député travailliste Pat McFadden, il règne au sein du gouvernement britannique une "odeur de mort" et les députés de l'opposition posent ouvertement la question de la capacité de Theresa May à diriger le pays. Si la première a été poussée à la démission mercredi soir, la position de la Première ministre n'en reste pas moins instable.

Les entretiens entre Priti Patel et des responsables israéliens ont eu lieu lors de vacances de la ministre en Israël et constituent des infractions au protocole diplomatique car cette dernière a empiété sur un domaine qui ne relevait pas de sa compétence.

Priti Patel, 45 ans, a présenté ses excuses et sa démission à Theresa May, après avoir été convoquée au 10 Downing street mercredi soir, écourtant une tournée en Afrique. " J'ai agi avec les meilleures intentions, mais mes actions n'ont pas respecté les exigences de transparence et de franchise que j'ai défendues et promues ", écrit-elle dans sa lettre de démission.

Aucun représentant du gouvernement britannique n'était présent lors de ces discussions et ces entrevues ont été organisées d'une manière qui n'est pas conforme aux procédures habituelles, a indiqué une source informée de la situation.

Cette affaire intervient au plus mauvais moment pour Theresa May, affaiblie par les résultats des élections législatives de juin, qui ont privé les conservateurs de la majorité à la Chambre des communes.

Deux ministres démissionnaires en une semaine, un chef du Foreign office gravement compromis par une gaffe de débutant, d'autres membres du gouvernement visés par des accusations de harcèlement sexuel.

Mardi, Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, s'est vu enjoindre de présenter des excuses, après des propos malencontreux concernant une employée humanitaire emprisonnée en Iran.

Face à la pression médiatique, elle s'est excusée et a produit la liste de ses rencontres, ce qui lui a permis d'être graciée par Theresa May.

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