La Cour suprême reporte son audience — Présidentielle au Liberia

07 Novembre, 2017, 00:30 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le second tour de la présidentielle plus qu'incertain divise le Liberia

Lors du premier tour de la présidentielle, le 10 octobre dernier, le parti de la liberté, la formation de l'avocat, Charles Brmuskine, qui avait obtenu 9,6% des suffrages, loin derrière George Weah et Joseph Boakai, avait dénoncé des fraudes et des irrégularités. Il réclame que l'ensemble du processus électoral soit remis à plat. Arrivé troisième Charles Brumskine, a introduit un requête au niveau de la Cour suprême estimant que nombreuses irrégularités ont entaché le premier tour du scrutin et accusant la commission électorale d'avoir laissé faire, c'est-à-dire favoriser la fraude.

C'est pourquoi, la Cour suprême enjoint la NEC d'examiner la plainte déposée le 23 octobre par le Parti de la liberté.

Cet imbroglio juridique fait peser des incertitudes sur la première transition démocratique depuis trois générations dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest, l'un des plus pauvres au monde, ravagé de 1989 à 2003 par l'une des plus atroces guerres civiles du continent, qui a fait quelque 250.000 morts. "Beaucoup de Libériens sont inquiets et se demandent comment cela va finir, explique-t-il".

Le CDC de Georges Weah soutient que le vice-président sortant, Joseph Boakai veut voler les élections, après s'être aligné derrière les allégations du parti de la Liberté.

La Commission électorale du Liberia sommée de reporter le second tour de la présidentielle prévu se tenir ce mardi 7 novembre.

"Une source dans l'entourage de M. Weah a indiqué attendre la décision de la NEC "demain ou après-demain (mardi ou mercredi)" et avoir bon espoir que le processus électoral reprenne et que le second tour ait lieu le 14 ou le 21" novembre. Pour ce faire, la NEC a treize jours, soit jusqu'au 22 novembre.

Si elle invalide les résultats du premier tour, la Cour suprême devra même appeler à la tenue d'une nouvelle élection dans un délai de 60 jours, selon la Constitution.

Signe de tensions, des inconnus ont jeté des pierres dimanche sur le domicile d'une des juges de la Cour suprême, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la haute juridiction, assurant néanmoins que celle-ci ne se laisserait "ni contraindre ni intimider".

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