LIBAN. La démission de Saad Hariri, premier ministre, à cause de… l'"Iran "

05 Novembre, 2017, 00:58 | Auteur: Lynn Cook
  • La ministre française de la Culture Françoise Nyssen accueillie par le président Aoun

Le président libanais Michel Aoun a reporté samedi son voyage prévu au Koweït, suite à la démission du Premier ministre Saad Hariri, a annoncé la présidence sur son compte Twitter.

"J'annonce ma démission du poste de Premier ministre du gouvernement libanais, avec la certitude que la volonté des Libanais reste forte", a déclaré M. Hariri, à la surprise générale, dans une allocution télévisée prononcée depuis la capitale saoudienne, Riyad. Plusieurs membres du Hezbollah sont mis en cause dans ce meurtre qui avait ébranlé le Liban. "Peuple glorieux du Liban, le Hezbollah a réussi, grâce à ses armes, à imposer une situation de fait".

Et " ces dernières décennies, le Hezbollah a imposé une situation de fait accompli par la force de ses armes", a ajouté le Premier ministre démissionnaire, qui lisait son discours derrière un bureau, devant un drapeau libanais.

Le Hezbollah est un allié crucial du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie voisine. Il est le seul parti libanais à avoir gardé ses armes après la fin de la guerre civile (1975-1990).

"La répétition d'accusations sans fondement (.) contre l'Iran (.) montre que cette démission fait partie d'un nouveau scénario pour créer des tensions au Liban et dans la région", a déclaré le porte-parole du ministère, Bahram Ghassemi.

Le système de partage du pouvoir au Liban entre communautés prévoit que le poste de chef de l'Etat revient à un chrétien maronite, actuellement Michel Aoun, celui de Premier ministre à un sunnite et celui de président du Parlement à un chiite.

"Le Liban est trop petit et vulnérable pour supporter le fardeau de cette démission", a-t-il tweeté.

Il s'est envolé vendredi pour l'Arabie saoudite après avoir rencontré Ali Akbar Velayati, principal conseiller de l'Ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution iranienne.

Les deux puissances régionales sont farouchement opposées sur des dossiers comme la Syrie, le Yémen et le Liban, où elles soutiennent des camps ennemis.

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