Gestion d'actifs et banque privée à la peine au troisième trimestre — SocGen

04 Novembre, 2017, 02:17 | Auteur: Aubrey Nash
  • BNP PARIBAS

Société Générale a fait état d'une baisse de 15,2% de son bénéfice net part du groupe au troisième trimestre, à 932 millions d'euros.

Equivalent du chiffre d'affaires, le produit net bancaire est également une déception avec une baisse de 0,9% à 5,96 milliards d'euros, alors que les analystes tablaient sur une reprise à 6,04 milliards.

Le ratio Common Equity Tier 1 (CET1 non phasé) s'établit à 11,7% au 30 septembre 2017 (11,7% au 30 juin) et le bénéfice net par action, hors éléments non économiques, atteint 3,12 euros à fin septembre 2017 (4,19 euros à fin septembre 2016).

Concernant ces deux dossiers, Société générale espère dans un communiqué que les discussions avec les autorités américaines pourront aboutir "dans les prochaines semaines ou les prochains mois". Le produit net bancaire ressort à 45 millions d'euros au troisième trimestre, en hausse de 7,1% par rapport au troisième trimestre 2016, et à 140 millions d'euros sur neuf mois, en progression de près de 20% par rapport aux neuf premiers mois de 2016.

"En dépit d'un environnement financier peu favorable, Société Générale a dégagé, au troisième trimestre, des résultats résilients, tirés en particulier par les activités de banque de détail et de services financiers internationaux", a déclaré le directeur général de la banque, Frédéric Oudéa.

Dans ce contexte de taux bas, la banque de détail en France apporte une contribution de 310 millions (-12,2%), alors que le groupe a accru ses investissements dans le développement de la banque digitale au moment où un nouvel acteur, Orange Bank, risque d'accroître une concurrence déjà âpre sur ce terrain.

Au total, le montant des provisions pour litiges constituées par la banque s'élève désormais à 2,2 milliards d'euros. Sur cette branche, le coût du risque s'est d'ailleurs montré presque inexistant au troisième trimestre.

Celle de la banque de détail et services financiers internationaux, où sont logées notamment des banques en Europe de l'Est et en Afrique mais aussi des activités d'assurances, progresse en revanche de 9,4% à 500 millions, constituant ainsi la véritable "locomotive" sur ce trimestre.

Les recettes ont en effet aussi baissé dans la banque de détail en France, déprimées par le très bas niveau des taux, qui complique la tâche de faire fructifier l'argent des déposants et incite les emprunteurs à renégocier plus favorablement leurs crédits. Le produit net y décline de quelque 5% sur an an.

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