"Capital" répond au démenti et la plainte d'Anne Hidalgo — Accusation d'emploi fictif

27 Octobre, 2017, 01:17 | Auteur: Lynn Cook

Elle ne manque d'ailleurs pas de rappeler que le journaliste qui a signé l'article, Philippe Eliakim, a déjà été condamné pour diffamation en 2013 alors qu'il avait signé un article à charge envers Bertrand Delanoë.

Anne Hidalgo réplique. La maire de Paris annonce mercredi qu'elle va porter plainte pour diffamation, après l'article du magazine Capital l'accusant d'emploi fictif au ministère du Travail.

Sale temps pour Anne Hidalgo, mise en cause dans le brûlot Notre-Drame de Paris, publié en septembre 2017. Un double salaire possible car elle ne se serait mis en détachement de son poste à la direction régionale du travail d'Ile-de-France pour la mairie de Paris, comme elle aurait dû. Le magazine a en effet révélé que la maire de Paris aurait été rémunérée entre 2001 et 2003 par le ministère du Travail alors qu'elle était adjointe à la mairie de Paris de Bertrand Delanoë. Elle intègre, en novembre 2000, le cabinet de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice, comme conseillère technique puis comme chargée de mission. Elle aurait ainsi touché 80.000 euros. Ce salaire s'élevait à 3.040 euros par mois (plus 1.000 à 2.000 euros de primes).

Dans un communiqué Anne Hidalgo "conteste avec la plus grande fermeté l'accusation d'emploi fictif qui est portée contre elle dans ce nouvel article". Face à cette atteinte grave à son honneur et à sa probité, elle annonce sa décision de déposer plainte pour diffamation " indique le communiqué officiel. De 1997 à 2002, elle a exercé des responsabilités au cabinet du ministre du Travail puis au cabinet du ministre de la Justice. Elle est ensuite partie en congé maternité en 2003 avant de demander son détachement "avec cessation du paiement de sa rémunération".