Nucléaire : Greenpeace s'introduit à Cattenom pour y tirer un feu d'artifice

15 Octobre, 2017, 01:04 | Auteur: Aubrey Nash
  • Intrusion de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Cattenom | Crédits

Les centrales nucléaires françaises sont vulnérables à des attaques extérieures, selon des experts mandatés par Greenpeace, qui réclamaient le 10 octobre, dans un rapport, une meilleure sécurisation des piscines de stockage du combustible usé. Si la piscine est endommagée par un acte de malveillance et qu'il n'y a plus d'eau, le combustible s'échauffe, déclenchant alors un accident nucléaire, met en garde Greenpeace.

Greenpeace n'a pas fini de taper sur les centrales nucléaires.

"Nos centrales sont-elles des passoires?" . En effet, des militants de Greenpeace se sont introduits par effraction à l'intérieur du périmètre de la centre nucléaire.

L'objectif? "Dénoncer la fragilité et l'accessibilité de ces bâtiments pourtant chargés de radioactivité" selon Greenpeace.la centrale de Cattenom a été ouverte en 1979, et des travaux ont été entrepris ces dernières années pour prolonger son exploitation au-delà de 2022.

Les membres de l'association environnementale se sont introduits ce jeudi matin sur le site de Cattenom en Moselle. Sur des photos publiées sur Twitter, l'ONG affirme qu'ils ont pu tirer un feu d'artifice sur place, près de la piscine de combustible usagé. Pétition à la clé, ils veulent également "alerter les citoyens sur l'obligation pour EDF de prendre en main ce problème".

Alors qu'EDF, l'exploitant des centrales nucléaires françaises, prétend sécuriser les centrales, les militant-e-s de Greenpeace France pointent du doigt le manque de protection des parties les plus fragiles des installations. Avec deux options privilégiées: soit déplacer les piscines de refroidissement dans des bâtiments mieux protégés, soit construire autour d'elles une vraie structure protectrice, à l'instar de ce qui a été fait sur l'EPR, le réacteur nouvelle génération en construction à Flamanville dans la Manche.

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