Une croissance de 2,4 % en 2017 (Banque mondiale) — Afrique subsaharienne

13 Octobre, 2017, 01:20 | Auteur: Aubrey Nash
  • Economies africaines: Une croissance timide de 2,4% projetée en 2017 selon la Banque mondiale

Selon les propos tenus par l'économiste au cours de cette conférence de presse qui a été retransmise dans plusieurs pays africains par vidéoconférence, la région connaît une reprise à plusieurs vitesses.

La croissance dans le secteur hors hydrocarbures a ralenti pour s'établir à 2,8 %, contre 4 % au cours de la même période en 2016, selon les chiffres fournis par la BM.

La croissance de l'Afrique subsaharienne s'est renforcée en 2017 grâce à un élan de l'activité et des échanges mondiaux et devrait ainsi passer d'un taux de 1,3 % en 2016 à 2,4 % en 2017, indique la dernière édition d'Africa's Pulse, un rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse l'état des économies africaines. Cependant, l'institution de Bretton Woods précise que cette croissance reste fragile et la reprise timide.

"La croissance de la Chine est en train de baisser progressivement".

Parmi les principales mesures budgétaires prises, la BM cite l'augmentation des recettes de la TVA et la réduction des exonérations fiscales (dans le secteur agricole), le but étant de consolider le régime fiscal des sociétés et de mieux faire appliquer les paiements d'impôts par les travailleurs indépendants et les professions libérales.

Par ailleurs, Le taux de chômage a augmenté, passant à 9,3% au deuxième trimestre de 2017. Idem pour l'agriculture, dont le taux de croissance tombe à 3%, contre 4,8% l'année précédente.

"Or, le secteur des industries extractives ne crée pas suffisamment d'emplois".

"La BM précise, toutefois, que la croissance devrait accuser un ralentissement au second semestre de 2017 et en 2018 à mesure que les mesures d'assainissement des finances auront des effets ".

La BM s'attend néanmoins à une amélioration des perspectives économiques en 2018 et en 2019. "Mais, le plus important est que l'Afrique ait sa propre stratégie d'exportation de produits à forte valeur ajoutée vers le marché chinois", a-t-il ajouté. Les perspectives économiques s'annoncent difficiles cependant: "inferieure au rythme de l'expansion démographique, cette croissance modérée ne suffira pas pour faire reculer la pauvreté dans la région". Dans ce contexte, et vu le poids des problèmes hérités de l'ensemble des conflits qui ont secoué la région, les secteurs public et privé ont besoin de plus d'agilité et de combiner leurs efforts pour ouvrir de nouveaux horizons, insiste Rabah Arezki, Chef Economiste de la Banque Mondiale pour la zone MENA.

Enfin, le rapport de la BM met le focus sur le nombre de réfugiés auxquels la région fait face, "ce qui crée des problèmes au plan du développement et affectent les performances économiques non seulement de leurs pays d'origine, mais aussi des pays hôtes voisins", conclut le rapport.

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