Kabila restera président, au moins, avant début 2019 — RD Congo

13 Octobre, 2017, 03:09 | Auteur: Lynn Cook
  • Les élections en RDC repoussées à 2019

Vraisemblablement, les élections ne devraient alors pas avoir lieu avant le premier trimestre 2019 et le président Joseph Kabila (photo), dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016, restera donc au pouvoir jusque-là. Et pourtant, ce dernier continue de crier et haut fort qu'il y aura bien élections dans son pays.

"A l'heure actuelle, la publication d'un calendrier électoral réaliste, l'établissement d'un budget pour la tenue des élections, la mise en oeuvre des mesures de décrispation et la garantie du respect des droits et libertés fondamentales sont les principales conditions à remplir pour faire avancer le processus politique", a déclaré le représentant de l'ONU en République démocratique du Congo Maman Sidikou devant le Conseil de sécurité à New York. "Le calendrier sera publié incessamment", a pour sa part répété de New York le ministre congolais des Affaires étrangères, Leonard She Okintundu, cité par la radio onusienne Okapi.

Cette information a été donnée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui a affirmé avoir besoin de 504 jours après la fin du recensement, actuellement en cours, pour organiser les élections.

Un accord pouvoir-opposition sous l'égide de l'église catholique conclu le 31 décembre 2016 prévoyait "l'organisation des élections en une seule séquence présidentielle, législatives nationale et provinciale au plus tard en décembre 2017".

Washington devrait recourir aux "sanctions" ou à la "législation contre le blanchiment d'argent" si le gouvernement congolais "continue de refuser à mettre en œuvre l'esprit et la lettre" d'un accord pouvoir/opposition du 31 décembre 2016, selon des extraits de cette lettre trouvés sur le site d'un des sept signataires, le sénateur Cory Booker.

La presse congolaise bruisse de rumeurs sur de prochaines initiatives diplomatiques pour l'instant non confirmées, comme une visite à Kinshasa ce week-end du président Sud-Africain Jacob Zuma puis de la représentante des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley la semaine prochaine.

"Comment est-ce que l'article 64 se matérialise sur le terrain?"

La répression de manifestations contre Joseph Kabila avait fait plusieurs dizaines de morts les 19 septembre et 19 décembre 2016.

La tension monte aussi chez les "parlementaires debout", ces Kinois ordinaires qui commentent l'actualité autour des vendeurs journaux.

"Mais moi je vous dit qu'il pleuve où qu'il neige, on ira aux élections en décembre 2017, sinon Kabila va provoquer une guerre civile dans ce pays, ça sera catastrophique", ajoute Jimmy. Leur rejet est "inconstitutionnel", estime l'opposition.

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