Inquiétante explosion des cas dans le monde — Obésité infantile

13 Octobre, 2017, 01:07 | Auteur: Jonathan Ford
  • L’obésité provoque des risques accrus de maladies chroniques telles que le diabète et de maladies cardiovasculaires

En 1975, on estimait à 11 millions le nombre d'enfants et d'adolescents obèses sur la planète. La Polynésie et la Micronésie ont enregistré les taux d'obésité les plus élevés chez les enfants l'année dernière, 25,4% chez les filles et 22,4% chez les garçons, suivies des "régions anglophones à revenu élevé " comprenant les États-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande et la Grande-Bretagne.

Ce sont des chiffres plus qu'alarmants que révèle une étude publiée dans la revue médicale The Lancet.

Malgré cette hausse de l'obésité, les enfants en sous-nutrition sont toujours plus nombreux dans le monde. Toutefois, selon les conclusions de cette étude, basées sur les tendances observées ces dernières années, l'obésité juvénile devrait surpasser l'insuffisance pondérale d'ici à 2022.

En 1975, l'obésité touchait 11 millions de jeunes. En 2016, ce nombre est passé à 124 millions, évalue l'étude menée par l'Imperial College de Londres et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il dépasse 20 % en Egypte, en Arabie Saoudite. Et sans surprise, ce phénomène est plus significatif dans les pays à faibles revenus. Et il ne faut pas oublier tous ceux qui sont en surpoids, soit 213 millions ! En extrapolant les statistiques portant sur 31,5 millions d'enfants, les chercheurs estiment que 192 millions d'enfants étaient en sous-nutrition en 2016, tandis que "seuls" 74 millions d'enfants étaient obèses. Les deux tiers d'entre eux étaient originaires d'Asie du Sud-Est, notamment de l'Inde.

Le spécialiste de santé environnementale met en garde en particulier contre le risque de "mauvaise transition alimentaire, avec une augmentation des aliments à forte teneur énergétique mais pauvres en nutriments". "Plus important encore, très peu de politiques et de programmes tentent de rendre les aliments sains comme les céréales complètes et les fruits et légumes frais abordables pour les familles pauvres".

Cela entraîne des inégalités sociales face à l'obésité et limite les possibilités de réduire ce fardeau, souligne le chercheur.

Recommande: