La piétonisation n'a pas eu d'impact significatif selon Airparif — Voies sur Berges

11 Octobre, 2017, 00:28 | Auteur: Lynn Cook
  • Pollution : l'« impact limité » et mitigé de la fermeture de la voie sur berge à Paris

Un an après la fermeture à la circulation d'une partie des voies sur berge dans le centre de Paris, l'organisme Airparif a rendu mardi 10 octobre ses conclusions sur les effets sur la pollution de l'air de cette mesure controversée. Cette hausse est plus limitée (de +1% à +5%) aux carrefours des quais hauts dont la congestion s'est accrue, et sur les itinéraires de report comme le boulevard Saint Germain.

"Airparif, l'organisme " référence " dans les mesures de pollution en île de France constate dans un communiqué que la mesure de piétonisation de la rive droite effective depuis plus d'un an et décidée par Anne Hidalgo " n'a pas eu d'impact significatif sur l'exposition à la pollution de l'air ". Mais dans le même temps, les niveaux de dioxyde d'azote restent "au-dessus des valeurs réglementaires, comme pour beaucoup d'axes routiers dans l'agglomération parisienne".

Ainsi, contrairement à ce qui avait été envisagé, "ces impacts ne touchent pas la pollution de fond et restent limités aux abords des axes routiers concernés".

D'après Airparif, cette fermeture n'a pas eu d'impact "significatif" sur l'exposition de la population à la pollution de l'air.

Les résultats de la campagne hivernale, publiés en mars, ont donné des résultats relativement similaires. "Il n'y a pas eu l'effet catastrophique que certaines cassandres dénonçaient par avance", estime toutefois Christophe Najdovski, maire adjoint de Paris chargé des transports, dans Le Monde.

"Néanmoins, nous ne nous en satisfaisons pas. Paris est prête à conduire les aménagements de voirie nécessaires, mais Valérie Pécresse (la présidente LR de la région, ndlr) et le Conseil régional, en charge des transports en commun, doivent confirmer qu'ils prendront bien leur part dans ce projet", ajoute-t-il. Quoiqu'il en soit, la piétonnisation des voies sur berge, sujet très contesté, n'apparaît plus comme la solution miracle. Selon Airparif, 77,7 milliards de kilomètres sont parcourus chaque année en Ile-de-France et la voie Georges-Pompidou "représente 0,16% du kilométrage francilien".

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