NHK reconnaît sa responsabilité dans la mort d'une journaliste

07 Octobre, 2017, 02:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Japon une journaliste meurt après 159 heures sup en un mois

Après avoir accumulé 159 heures de travail supplémentaires en un mois, la jeune femme n'avait eu que 2 jours de repos un mois avant son décès.

Sous la pression des parents de la victime, la chaîne de télévision a décidé, de rendre l'affaire publique. La chaîne de télévision publique japonaise NHK s'est engagée à réformer ses habitudes de travail après avoir révélé qu'une de ses jeunes journalistes était morte d'un malaise cardiaque alors qu'elle venait d'accumuler.

Véritable fléau dans la société japonaise, le surmenage au travail a fait près de 200 morts l'an passé. Miwa aurait succombé à une crise cardiaque trois jours après les sénatoriales. Elle est gênante pour la NHK, qui a fait ouvertement campagne contre cette pratique. Plusieurs centaines de cas de burn-out mortels sont recensées chaque année.

"Nous appelons la NHK à gérer son temps de travail et à réduire ses longues heures supplémentaires (.) de manière à ce que de tels cas ne se reproduisent plus jamais", a déclaré le ministre du Travail Katsunobu Kato, cité par le quotidien Asahi Shimbun. La chaîne avait d'ailleurs largement couvert des drames identiques survenus dans d'autres entreprises.

Nous sommes désolés d'avoir perdu une excellente journaliste et prenons au sérieux le fait que sa mort ait été reconnue comme liée au travail. Mais pour le moment, aucune mesure concrête ne semble être prise et les Japonais continuent de se tuer à la tâche, refusant même de poser le peu de congés qui leurs sont accordés. Le gouvernement veut ainsi forcer les travailleurs japonais à prendre au moins 5 jours de congés par an, en effet, beaucoup d'actifs se sentent coupables de prendre des vacances et ne se le permettent pas. Le rapport indiquait également que 21,3 % des employés japonais travaillent 49 heures ou plus par semaine en moyenne (contre 10,4% en France), alors que la durée légale du travail est de 40h par semaine, complétée par un plafond théorique de 45 heures supplémentaires par mois.

Face à ce phénomène, le gouvernement s'est engagé à lutter contre ce présentéisme destructeur et à sensibiliser les entreprises.

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