" Les conséquences auraient pu être dramatiques" selon François Molins — Bonbonnes de gaz

07 Octobre, 2017, 00:09 | Auteur: Lynn Cook
  • Bonbonnes de gaz à Paris trois personnes présentées à un juge

Trois personnes vont être présentées à un juge en vue de leur mise en examen et trois autres ont été relâchées dans l'enquête sur la tentative d'attentat avec des bonbonnes de gaz dans le XVIe arrondissement de Paris, rue Chanez, a annoncé ce vendredi 6 le procureur de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse. "Un même numéro a contacté à 3 reprises le téléphone qui servait à la mise à feu". Cette ligne a été localisée à proximité immédiate de la rue Chanez.

Les chefs retenus sont "tentative d'assassinats en bande organisée", "tentative de destruction par un moyen dangereux en bande organisée", "détention et transport d'engins explosifs en bande organisée", le tout en relation avec une entreprise terroriste, "participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle".

"Les conséquences humaines et matérielles auraient pu être dramatiques", s'alarme François Molins, qui a détaillé l'impressionnant dispositif "élaboré" qui se trouvait dans le rez-de-chaussée de cet immeuble.

Quant au choix de la cible, les forces de l'ordre sont toujours perplexes: "Les enquêteurs n'ont pas encore déterminé pourquoi un immeuble du 16e arrondissement de Paris a été choisi pour cible d'un attentat déjoué dans la nuit de vendredi à samedi".

Parmi les trois personnes déférées, deux sont fichées S. Le principal suspect a été présenté sous le nom de Aymen B., né en novembre 1987 à Paris et résidant à Brétigny-sur-Orge. "Il avait fait l'objet d'un contrôle par des CRS sur la N118 alors qu'il faisait sa prière sur la bande d'arrêt d'urgence en compagnie d'un autre individu, Amine A", ajoute le procureur, indiquant que ce deuxième individu a lui aussi été interpellé le 2 octobre dernier, tout comme plusieurs membres de l'entourage de Aymen B, dont son cousin Sami.

Son ADN a été "rapidement identifié sur le bouchon d'un jerricane, sur un des seaux contenant de l'essence ainsi que sur les sacs à gravats retrouvés" dans le hall de l'immeuble.

Ce jour-là, il était accompagné de Amine A., lui aussi déféré dans cette affaire. Deux d'entre eux faisaient l'objet d'une fiche de renseignement S pour radicalisation. "Cet individu, également fiché S, était connu pour avoir été placé en garde à vue dans le dossier Forsane Alizza (un groupuscule islamiste, ndlr)". Ce groupe a été dissous en 2012 par Claude Guéant, ministre de l'Intérieur de l'époque. En revanche, d'éventuels liens avec la Syrie doivent être confirmés ou non par les diverses exploitations des lignes téléphoniques.

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