Propositions pour le retour des Rohingyas — Birmanie

06 Octobre, 2017, 01:54 | Auteur: Lynn Cook
  • Des Rohingyas s'effondrent sur le sable après être arrivés à Cox's Bazar au Bangladesh le 1er octobre 2017

Après une brève accalmie, les arrivées de réfugiés rohingyas au Bangladesh continuaient mercredi, poussées, selon des témoignages, par de nouvelles opérations militaires en Birmanie. Ils sont posés à même le sol et recouverts de couvertures de fortune dépareillées, au milieu de leurs proches venus les identifier.

Selon l'OIM, il y avait 50 enfants à bord. Violences, viols, expropriations, destruction de villages, les eactions se sont multipliées poussant de nombreux Rohingyas à l'exil.

Elles ont parallèlement demandé à l'Assemblée générale de l'ONU d'adopter une résolution sur la Birmanie et d'imposer un embargo sur les armes contre les militaires birmans. Entre 4000 et 5000 Rohingyas franchissent quotidiennement la frontière, estime Dacca.

Le coordinateur des Nations Unis au Bangladesh, Robert Watkins, a souligné, dans une déclaration médiatique, que bon nombre de Rohingyas, réfugiés dans la région de Cox's Bazar, souffrent d'un choc dur et vivent dans des conditions pénibles.

La Croix-Rouge internationale évoque, dans certains camps, la présence d'un seul WC pour plusieurs centaines de personnes, avec pour conséquences des excréments s'accumulant un peu partout.

"A présent que ces chiffres ont augmenté de plus de 100.000 et que des gens continuent d'arriver, le gouvernement va devoir allouer 400 hectares (supplémentaires) de terres forestières", a expliqué jeudi à Reuters le secrétaire d'Etat chargé de la gestion des crises et de l'aide, Mohammad Shah Kamal.

Le Conseil de sécurité est divisé sur le dossier birman, Pékin et Moscou apportant leur appui aux autorités birmanes, qui démentent tout nettoyage ethnique.

Depuis le début des violences fin août déclenchées par des attaques de la rébellion rohingya, la zone nord de l'Etat Rakhine était bouclée par l'armée birmane et inaccessible.

A ce jour, les multiples appels de l'ONU à mettre fin à la répression, à ouvrir un accès humanitaire et à permettre un retour des Rohingyas sont restés lettre morte. Les Rohingyas, plus grande population apatride au monde, sont traités comme des étrangers au Myanmar, un pays à plus de 90% bouddhiste.

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