Nokia Oyj : réaffirme ses engagements, plan social maintenu

04 Octobre, 2017, 00:58 | Auteur: Aubrey Nash
  • La 5G et la cyber-sécurité seront les deux piliers de Nokia en France

Thierry Boisnon, P-DG de Nokia France, a indiqué, pour sa part, que Nokia "confirmait par ses engagements le fait que la France était un des pôles stratégiques du groupe finlandais ". "Il y a un engagement très clair qui a été pris: pas de suppression d'emplois tant que l'objectif des 4 200 emplois n'est pas atteint et, chose très importante, 2 500 emplois en R&D avant la fin de l'année 2018", a expliqué Benjamin Griveaux, le secrétaire d'État à l'Économie. Les représentants syndicaux ont souligné les " avancées sur la pérennité à long terme " de l'emploi en France liées au fait que la direction a réaffirmé lors de la réunion de lundi qu'elle respecterait ses engagements.

Une restructuration qui succédait à la précédente suppression de 400 postes dans le cadre de la fusion avec l'ex-fleuron français des réseaux télécoms.

L'équipementier " a clairement réitéré son objectif d'atteindre 4200 salariés au début de 2018 et confirmé celui de 2 500 ingénieurs en Recherche et Développement d'ici fin 2018 ". Ce plan concerne des postes essentiellement dans les fonctions centrales et de support. Les activités de R&D dans le domaine d'avenir de la 5G seront pilotées depuis la France, tandis que les Nokia Bell Labs France, aujourd'hui le deuxième centre de Bell Labs du Groupe au niveau mondial, continueront à être renforcés.

Si Nokia s'engage à maintenir 4 200 emplois français (hors filiales Radio Frequency Systems et Alcatel Submarine Networks), et renforcer les équipes locales de R&D, le compte n'y est pas.

A l'issu de cette réunion de trois heures, qualifiée de "dialogue constructif et sérieux avec la direction et les représentants du personnel", par le secrétaire d'Etat à l'Economie, ce dernier a mis en avant les engagements pris par Nokia.

Prévu pour fin novembre, le prochain Comité de suivi permettra de vérifier l'évolution de la situation et ainsi mesurer la bonne volonté de Nokia. Des "engagements non tenus", selon l'intersyndicale.

Or, les effectifs actuels sont de "3.941" et "seulement 20 % des 500 recrutements nécessaires ayant été réalisés à ce jour", avaients dénoncé les syndicats.

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