Les femmes ne bougent plus assez — Sédentarité

01 Octobre, 2017, 01:04 | Auteur: Jonathan Ford
  • L’inactivité physique a considérablement progressé en France

Cette évolution est due à un usage accru des ordinateurs, tablettes, smartphones et consoles de jeux (utilisation quotidienne multipliée par 2,3 chez les hommes et 3,6 chez les femmes), et dans une moindre mesure, par une augmentation du temps passé devant la télévision.

Pour aider les Français à augmenter leur activité physique et à réduire leur sédentarité, l'agence sanitaire a développé une série de conseils, sur le site web mangerbouger.fr, dans la rubrique " Bouger plus". Seulement 53% des femmes atteignent les recommandations de l'OMS en matière d'activité physique contre 70% des hommes.

Chez les adultes, en 10 ans, on observe une "baisse préoccupante" (- 16 %) de la proportion de femmes physiquement actives et ce de façon plus prononcée chez celles de 40-54 ans (-22%), selon l'étude Esteban 2015. Une donnée préoccupante quand on sait que l'inactivité physique a été identifiée comme le 4e facteur de risque des maladies non transmissibles.

Pour lutter contre ce bilan, Santé publique France a mis en place de nouveaux outils digitaux, informatifs et incitatifs, pour pousser les Français, et particulièrement les Françaises, à avoir une activité physique régulière. Alors qu'en 2006, 53 % des adultes déclaraient passer 3 heures ou plus devant un écran chaque jour en dehors de toute activité professionnelle, ils étaient 80 % en 2015. Un adulte sur cinq cumulait les deux facteurs de risque, à savoir un niveau de sédentarité élevé et un niveau d'activité physique bas, inférieur aux recommandations. En moyenne, entre 2006 et 2015, le temps quotidien passé devant un écran a augmenté de près de 30 minutes chez les enfants de 6-10 ans, d'1h15 chez les enfants de 11-14 ans et de près de 2h chez les 15-17 ans. Globalement, le taux français reste supérieur à ceux relevés aux États-Unis (52%) et en Australie (53%).

Une activité physique modérée accélère la fréquence cardiaque, sans faire ni transpirer, ni respirer trop difficilement tandis qu'elle est intense ou soutenue (jogging, aérobic, les sports collectifs comme le football) quand elle accélère considérablement la fréquence cardiaque, fait transpirer et essouffle temporairement.

Une activité d'endurance d'intensité modérée correspond à une marche soutenue (6-7 km/h) sur au moins 1/2 heure, à la natation, au vélo par exemple, explique le chercheur. Le constat est celui de l'étude Esteban* de l'Agence de la santé publique, publiée mardi 26 septembre.

Esteban a été réalisée sur un échantillon d'enfants de 6 à 17 ans et d'adultes de 18 à 74 ans résidant en France métropolitaine.

Ils permettent de s'informer, d'évaluer son niveau d'activité physique et de piocher dans un catalogue des 87 activités physiques de différentes intensité.

Recommande: