Une trentaine de manifestants devant la préfecture — Retraites

29 Septembre, 2017, 00:56 | Auteur: Aubrey Nash
  • Hausse de la CSG: pas de compensations pour les fonctionnaires

Les retraités CFDT de Loire-Atlantique, contrairement à neuf autres syndicats, n'appellent pas à manifester ce jeudi contre la hausse de 1,7 % de la CSG sur les pensions annoncée par le gouvernement.

Si la CFDT Retraités "marque son désaccord face à l'iniquité de traitement de la hausse de la CSG", elle préfère "populariser" leurs revendications à savoir "tract, pétition-carte postale".

Ce jeudi matin, à Perpignan, la manifestation des retraités a fait le plein. Ils étaient environ 300.

A Paris, quelques milliers de personnes ont pris part au défilé dans l'après-midi (entre 3.300 selon la police et 10.000 d'après les organisateurs).

La grogne des retraités s'inscrit dans un mouvement social plus vaste contre les réformes économiques défendues par le président Macron. "Retraités maltraités", disaient des pancartes. Les manifestants protestaient contre la probable baisse de leur pouvoir d'achat résultant de cette décision jugée " injuste " par les manifestants. Celle-ci est moins courante mais très symbolique. Pour les organisations syndicales, cette atteinte au pouvoir d'achat des plus de 62 ans est inacceptable. Elle ne concerne pas les 40% plus modestes, exonérés ou soumis à la CSG à taux réduit.

La Réunion compte 119 000 retraités, dont 76 000 issus du secteur privé.

Les associations USR-CGT, FSU, FGRFP, FO, ANR, CFE-CGC et UNSA tenaient ce mardi une conférence de presse pour relayer un mot d'ordre national contre des mesures gouvernementales " qui vont accroître la précarité des retraités", selon les organisations.

"La majoration de 0,8% des pensions au 1er octobre ne fait que compenser l'inflation des douze derniers mois", dénoncent Daniel Baudout, secrétaire de l'USR-CGT 16, et Paul Barbier, responsable UCR-FO. L'économie de 400 millions d'euros réalisée "permet de reverser 500 millions d'euros, sur les deux ans et demi, à la revalorisation du minimum vieillesse", a expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn. "Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort".

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