Angela Merkel: "l'industrie automobile doit réparer ses erreurs"

24 Septembre, 2017, 00:19 | Auteur: Lynn Cook
  • MARINE LE PEN SALUE LA PERCÉE DE L'AFDMARINE LE PEN SALUE LA PERCÉE DE L'AFD

Mais si Angela Merkel semble presque assurée de sa victoire d'après les sondages et les observateurs, le suspense demeure néanmoins entier sur la coalition qu'elle formera une fois les urnes auront dit leur mot.

De la même façon, Mme Merkel avait déjà indiqué que sa décision de participer ou de ne pas participer à un débat avec le candidat du SPD, Martin Schulz, dépendait du format de l'interview. Avant de souligner sa convergence avec le mouvement Pegida et la façon dont la politique d'accueil d'un million de réfugiés en 2015-2016 mené par la chancelière a sans doute durablement installé le parti dans le paysage politique allemand. M. Altmaier a conseillé aux citoyens mécontents de s'abstenir d'aller voter à l'élection générale plutôt que d'aller voter pour le parti populiste de droite, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Une confortable avance qu'elle doit à la politique qu'elle mène depuis 2005 - une longévité record pour le pays-. Un bon score du FDP, aux idées proches de la CDU, lui donnerait aussi un ascendant sur les sociaux-démocrates lors d'éventuelles négociations pour sceller un accord de gouvernement.

Un niveau de satisfaction élevé à l'égard du fonctionnement démocratique de son pays (64% en Allemagne versus, 60% aux Pays-Bas, 51% en France et 47% au Royaume-Uni).

Transcendant leur rivalité, Angela Merkel et son adversaire social-démocrate ont tenté vendredi de mobiliser leurs troupes et de rallier les indécis alors que la campagne électorale touchait à sa fin pour faire barrage à une percée éventuelle de la droite nationaliste.

Et ce dans un rapport de force ou le parti d'extrême gauche Die Linke est aussi dans la course pour la 3e place.

Car elle "n'est pas une Européenne de cœur mais de raison, et elle ne l'est que parce que l'Union sert les intérêts allemands", estime Jean Quatremer, toujours dans Libération. La chancelière a également des atouts dans son entourage.

"Son calme et son pragmatisme ont été jusqu'à maintenant plus utiles à l'Allemagne qu'à l'Europe", juge par ailleurs Dominique Seux dans Les Echos.

Pour se distinguer, ils l'ancrent dans une russophilie active et dans la volonté de freiner les compromis européens que préparent Angela Merkel et Emmanuel Macron.

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