Harry Dean Stanton s'est éteint à 91 ans

17 Septembre, 2017, 01:14 | Auteur: Sue Barrett
  • DÉCÈS: Harry Dean Stanton (1926-2017)

Il a reçu la Palme d'or au Festival de Cannes en 1984 pour son rôle dans le film Wim Wenders. A la télévision, Harry Dean Stanton a incarné le chef d'une secte polygame pendant quatre saisons dans la série "Big Love". À l'affiche de Sailor and Lula en 1990, il poursuit dans Twin Peaks: Fire walk with me en 1992, puis Une histoire vraie en 1999. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses stars lui ont déjà rendu hommage pour dire un dernier au revoir à ce grand monsieur comme David Lynch: "Le magnifique Harry Dean Stanton nous a quittés".

De son rôle de gangster miteux dans Le Récidiviste à celui de mécanicien râleur dans Alien, le huitième passager, en passant par son portrait d'un faux évangéliste dans Le Malin, Harry Dean Stanton a joué les seconds rôles primordiaux de nombreux blockbusters hollywoodiens. C'était un excellent acteur (même au-delà d'excellent) et c'était une très belle personne. "(.) Tu vas vraiment nous manquer". Outre le triomphe de Paris, Texas, on le voit alors aussi bien chez Bertrand Tavernier (La Mort en direct) que chez John Carpenter (New York 1997), Robert Altman (Fool for love), Wayne Wang (Slam dance) ou Martin Scorsese (La dernière tentation du Christ). Pour Olivia Wilde, Harry Dean Stanton était " la définition du cool ". La Navy américaine a participé à cet élan de solidarité, tweetant: "RIP Harry Dean Stanton".

Pendant la Seconde guerre mondiale, il sert comme cuistot sur un navire de la Marine dans le Pacifique pendant la bataille d'Okinawa. À son retour, il s'est inscrit à l'université du Kentucky avant de s'établir à Los Angeles et faire ses débuts comme acteur en 1957. Avec ses pommettes saillantes et ses yeux cernés, il se retrouve cantonné à des rôles de sale type jusqu'en 1966, quand Jack Nicholson lui offre le premier rôle de son western L'ouragan de la vengeance. Par la suite, on lui a proposé des personnages plus consistants comme dans "Luke la main froide" (1967), aux côtés de Paul Newman. Il fallait sans doute être aussi européen et américanophile que Wim Wenders pour oser franchir le pas et offrir à ce grand échalas au physique sec de fumeur invétéré le rôle de sa vie. Il partage des scène d'anthologie avec une vibrante Nastassja Kinski.

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