36 réfugiés burundais tués par l'armée, l'ONU condamne — RDC

17 Septembre, 2017, 01:16 | Auteur: Lynn Cook
  • RDC-Au moins 18 réfugiés burundais auraient été tués dans un camp

Nous déplorons la mort d'un militaire Fardc et de 18 réfugiés " burundais, a-t-il ajouté.

"Ils ont tiré en l'air mais ont finalement été débordés par des jets de pierres", a déclaré Josué Boji, le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur du Sud-Kivu. Dans le détail, selon des témoins, il s'agit de 32 Burundais dont 15 femmes, un chauffeur rwandais et un militaire congolais.

A en croire M. Boji, un groupe de réfugiés burundais exigeait la libération de 4 des leurs, mis aux arrêts dans la nuit de mercredi à jeudi puis " expulsés vers leur pays d'origine ".

La MONUSCO parle de la mort d'au moins 36 réfugiés et un officier congolais, en plus de 117 blessés.

Maman Sidikou rappelle l'obligation pour les forces de défense et de sécurité de ne recourir à la force qu'en dernier recours, en respect des principes de nécessité, proportionnalité et légalité, conformément aux standards internationaux. "En réponse, les forces de défense et de sécurité congolaises auraient ouvert le feu sur les manifestants de façon disproportionnée".

Selon des rapports crédibles reçus par la MONUSCO, les demandeurs d'asile et réfugiés burundais ont manifesté contre les autorités locales suite à la reconduction à la frontière de quatre d'entre eux.

Le HCR précise qu'il a envoyé avec ses partenaires "des équipes à Kamanyola, dont du personnel médical, pour soigner les blessés".

D'après d'autres témoignages recueillis par l'AFP, ces réfugiés affirment pour la plupart être victimes de "persécution religieuse" du gouvernement burundais. C'est ainsi que plusieurs d'entre eux ont réagi.

Le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences depuis la candidature en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année. Et selon le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés, la RDC est confronté à des arrivées de plus en plus massives.