Les péages vont fortement augmenter dès 2019 — Autoroutes

15 Septembre, 2017, 00:42 | Auteur: Aubrey Nash
  • Ségolène Royal

Des hausses de prix aux péages jusqu'en 2023.

En 2015, l'État négociait avec les sociétés d'autoroutes le gel des tarifs des péages pour cette seule année. Le ministre de l'Économie de l'époque, un certain Emmanuel Macron, avait mené cette bataille avec la ministre de l'Écologie Ségolène Royal, de façon à juguler des augmentations jugées pénalisantes pour les automobilistes. Une décision attaquée en justice par les sociétés d'autoroutes. Pour débloquer la situation, le gouvernement avait négocié un protocole d'accord avec les concessionnaires, tenu secret.

D'après ce document, les sociétés d'autoroutes se sont engagées, sur une période de dix ans, à financer des travaux à hauteur de 3,2 milliards d'euros. En échange, l'État leur aurait garanti une stabilité fiscale et un allongement de la durée des concessions. L'année dernière, le tribunal administratif a demandé au "ministre de l'Economie de communiquer à Raymond Avrillier dans un délai de trois mois l'accord conclu le 9 avril 2015 entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes". Pour les automobilistes, la note va être salée. Mais en compensation du gel de leurs tarifs en 2015, elles pourront pratiquer des "hausses de tarifs additionnelles (.) chaque année de 2019 à 2023". En tout, 500 millions d'euros seront à la charge des automobilistes.

Le scandale des rentes autoroutières pour les sociétés gestionnaires semblait passé mais le voilà qui revient sur le devant de la scène. Appelez le ministère des Finances, j'étais contre. Or, cet accord est toujours resté secret... jusqu'à aujourd'hui. Selon les sociétés d'autoroutes, " l'Etat a bloqué les tarifs à l'occasion de la hausse prévue au 1 février 2015. C'est pourquoi l'Etat a été contraint d'en compenser les effets.

Selon l'Arafer, les coûts des travaux sont surestimés par les sociétés d'autoroutes. Cette mesure est contraire aux contrats, elle est illégale. Le surcoût devrait s'élever à 500 millions d'euros pour les automobilistes. Problème, l'Arafer explique que 87 millions font partie des accords initiaux et ne doivent pas être pris en compte puisqu'il s'agit d'obligations contractuelles et que 350 millions sont surévalués.

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