Vu des Pays-Bas. L'apocalypse a frappé Saint-Martin

11 Septembre, 2017, 09:19 | Auteur: Lynn Cook
  • Le motard a été surpris par une rivière en crue

"La situation est très grave".

"L'État devrait à mon sens faire davantage, mieux et autrement" après le passage de l'ouragan Irma, a considéré dimanche l'ex-ministre des Outre-mer Victorin Lurel (PS), qui a estimé qu'"on aurait pu évacuer avant" les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, lors d'une entretien sur France Inter. "Personne n'est en charge", a-t-il ajouté. "Il faut plus de forces de sécurité, plus de moyens projetables dans les deux îles", a dit l'ancien président de la région Guadeloupe, en prenant modèle sur "ce qui a été fait dans la partie néerlandaise de l'île, avec des soldats, l'armée qui est dans tous les quartiers et qui contrôle".

200 militaires doivent arriver en renfort sur l'île dévastée. "Nous n'abandonnerons pas" Saint-Martin, a insisté Mark Rutte. La plage n'a plus rien de sa splendeur et la végétation luxuriante a été transformée en petit bois.

À Saint-Martin, l'électricité est toujours coupée, l'eau potable absente, l'essence indisponible, et une partie des routes inondées ou envahies par des amas de tôles et jonchées de morceaux de bateaux déchiquetés, d'arbres balayés par les vents, de toitures arrachées et de voitures renversées, de bâtiments en ruine et de végétation détruite.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé que des militaires étaient envoyés à l'île de Saint-Martin pour rétablir l'ordre alors que de nombreux pillages sont signalés.

Si les scènes de pillage de magasins alimentaires n'ont pas surpris en pareille circonstance, les habitants de l'île craignent désormais pour leur propres biens. "Les bateaux ont coulé dans le port, les boutiques de luxe sont éventrées", a-t-il raconté, alors que l'arrivée en fin de semaine d'un autre cyclone, José, classé en catégorie 3, constitue une nouvelle source d'angoisse pour la population.

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