Nokia va supprimer près de 600 postes dans ses filiales en France

11 Septembre, 2017, 05:51 | Auteur: Aubrey Nash
  • Licenciements chez Nokia le groupe

Après avoir annoncé la suppression d'au moins 10 000 emplois dans le monde en 2016 dont 400 dans l'Hexagone, l'équipementier réseaux et télécoms prévoit d'autres réductions de postes en France. Au total, ce sont 597 postes qui sont amenés à disparaitre dans les deux ans, sur le site essonnien et celui de Lannion (22).

Les effectifs actuels des quatre filiales du groupe dans le pays s'élèvent à 5 260 salariés.

Ces suppressions affecteront les fonctions centrales et support de ces filiales, basées au campus de Paris-Saclay (Essonne) et à Lannion (Côtes-d'Armor). Pour les syndicats, il s'agit là d'une volonté "inacceptable ". Tous les métiers hors R&D sont concernés par le PSE, qui devrait être détaillé par la direction dans les jours qui viennent. Ce qui représente 14% de l'effectif de ces deux filiales.

Selon l'intersyndicale, le PDG du groupe, Rajeev Suri, s'était engagé auprès d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, à renforcer le secteur de la recherche et développement pour le porter à 2.500 ingénieurs et chercheurs à fin 2019. Nokia avait alors détaillé l'implication des équipes de recherche françaises dans la 5G, les micro-cellules (small cells), la cybersécurité, les transmissions sans fil et optiques et les plateformes IP. Or, à ce jour, seuls 20 % des 500 recrutements promis auraient été réalisés.

Les consultations débuteront formellement le 18 septembre, a précisé la porte-parole de Nokia, ajoutant que le groupe ne communiquerait pas d'ici là le détail du plan remis mercredi au comité d'entreprise et aux délégués syndicaux d'Alcatel-Lucent International et de Nokia Solutions and Networks France. Selon la CGT, cela n'a pas empêché Nokia de "distribuer 4,4 milliards d'euros aux actionnaires en dividendes et en rachat d'actions, alors que la société a perçu 67 millions d'euros de crédit d'impôt dans le cadre du CIR et du CICE". Cette vague de suppressions de postes s'inscrit dans le plan de la maison mère de dégager 1,2 milliard d'euros d'économies d'ici à 2018.

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