L'UE pourrait débattre de sanctions "dans les prochains jours" — Venezuela

09 Septembre, 2017, 03:58 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président américain Donald Trump a dénoncé dimanche l'essai nucléaire hostile mené par la Corée du Nord

" La Russie condamne ces exercices " de la Corée du Nord, qui revendique l'essai d'une bombe H, a cependant précisé le chef du Kremlin, s'exprimant en marge d'un sommet des puissances émergentes, en Chine". Le dispositif testé par Pyongyang, largement plus puissant que la bombe de Hiroshima, est susceptible d'être monté sur une ogive de missile balistique intercontinental pouvant parcourir plusieurs milliers de kilomètres.

Ce nouveau train de sanctions (le 8ème) sera mis au vote du Conseil de sécurité le 11 septembre. "Mais nous allons voir ce qui va se passer", a-t-il aussitôt ajouté, pour ne pas exclure totalement cette option alors que son ministre de la Défense Jim Mattis a lui redit à la Corée du Sud que "toute menace contre les Etats-Unis, leurs territoires ou leurs alliés recevrait une réponse militaire, effective et écrasante". Les essais nucléaires de la Corée du Nord et les tirs utilisant la technologie des missiles balistiques violent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Le président sud-coréen Moon Jae-In, qui a multiplié les contacts téléphoniques, a aussi estimé que le Conseil de sécurité devrait chercher à couper davantage encore les sources extérieures de financement de Pyongyang.

Ces tirs ont provoqué une vague de condamnations internationales et la réunion en urgence lundi du Conseil de sécurité de l'ONU. Le 5 août, de nouvelles sanctions encore plus sévères sont décidées à l'unanimité pour priver Pyongyang de revenus tirés de ses exportations de charbon, fer, minerai de fer, plomb, et de sa pêche.

L'UE a déjà en place un large arsenal de sanctions, à la fois onusiennes et autonomes, contre la Corée du Nord. Il ne cite pas directement le Chine mais c'est tout comme: la superpuissance chinoise récupère 90% des exportations nord-coréennes.

Alors que le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin évoquait de possibles nouvelles sanctions, le président Trump a menacé d'arrêter "tous les échanges commerciaux" avec "tout pays faisant des affaires avec la Corée du Nord". Pékin et Moscou hésitent à voter de telles sanctions qui risqueraient d'étouffer la population nord-coréenne. Mais les répercussions sur les Etats-Unis seraient également dramatiques, car la Chine est un partenaire économique important. "Ce qui est absolument inacceptable de notre point de vue, c'est que d'un côté nous travaillons dur pour résoudre" la question "de façon pacifique, et de l'autre, nous voyons nos intérêts compromis et sanctionnés", a déclaré un porte-parole de la diplomatie chinoise.

Les sismologues américains ont mesuré une secousse d'une magnitude de 6,3 près du principal site d'essais nucléaires nord-coréens. Par sa série de sanctions successives, l'ONU cherche à pousser la Corée du Nord vers une table de négociations sur ses programmes militaires nucléaire et conventionnel.

Les actions nord-coréennes "continuent d'être très hostiles et dangereuses pour les Etats-Unis", a déclaré M. Trump dimanche sur Twitter.

La proposition américaine à l'ONU est soutenue par la France et le Royaume-Uni, mais risque de se heurter au véto de la Chine et de la Russie. Par ce dernier essai, Kim Jong-Un cherche à faire pression sur les dirigeants chinois, observe David Kelly, du cabinet de recherche China Policy, basé à Pékin.

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