Frappes israéliennes en Syrie sur un possible site de recherche chimique

09 Septembre, 2017, 03:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Charles Platiau  Reuters                       Emmanuel Macron dans un train lors de sa campagne présidentielle

" Des avions de guerre israéliens ont tiré à 02H42 (23H42 GMT) des missiles depuis l'espace aérien libanais, ciblant une de nos positions militaires à proximité de Mesyaf, et ont provoqué des dégâts matériels et la mort de deux membres du site", a affirmé l'armée dans un communiqué.

Ce jeudi, le quotidien britannique rapporte que des avions israéliens ont frappé une installation militaire du gouvernement syrien au nord-ouest du pays - une attaque confirmée par un communiqué de l'armée syrienne.

Les États-Unis ont accusé le SSRC de développer du gaz sarin, une arme qui selon l'ONU a été utilisée pour une attaque chimique meurtrière sur la localité syrienne de Khan Cheikhoun le 4 avril.

Le gouvernement syrien s'était défendu en assurant avoir frappé un dépôt d'armes chimiques. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 87 personnes, dont 30 enfants, ont perdu la vie dans cette attaque. " De son côté, l'ancien chef du renseignement militaire Amos Yadlin s'est réjoui sur Twitter: " Si c'est une attaque israélienne, elle marque enfin une prise de position morale au sujet du massacre en Syrie. Deuxièmement, Israël entend renforcer ses lignes rouges malgré le fait que les grandes puissances les ignorent.

" Il existe des motifs raisonnables de croire que les forces aériennes ont lancé une bombe dispersant du gaz sarin", écrivent les enquêteurs sur la base de milliers de témoignages de victimes, de documents et de photos satellites.

Au moins 83 personnes, dont un tiers étaient des enfants, ont été tuées et près de 300 autres ont été blessées lors de l'attaque sur Khan Cheikhoun, une ville située dans la province septentrionale d'Idleb, contrôlée par l'opposition. Elles confirment la responsabilité du régime syrien dans l'attaque au sarin intervenue le 4 avril à Khan Cheïkhoun, en accord avec notre propre évaluation nationale publiée dès avril.

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