Devant l'Acropole, Emmanuel Macron ambitionne de refonder l'Europe

09 Septembre, 2017, 03:33 | Auteur: Lynn Cook
  • Macron critique la présence du FMI dans les négociations avec Athènes

C'est avec l'Acropole en toile de fond que le chef de l'État français a prononcé en fin de journée un discours consacré au " nouveau projet européen " qu'il prône depuis son élection en mai.

Emmanuel Macron est partisan à la fois d'une " Europe qui protège ", et d'une " Europe qui se projette (.), par exemple en développant une stratégie numérique et d'investissement plus ambitieuse", indique-t-il dans une interview hier au quotidien grec Kathimerini.

Le 7 septembre, Emmanuel Macron, en visite officielle à Athènes, a fait une déclaration conjointe avec Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, élu en 2015. Selon BFMTV, les "fainéants" sont "ceux qui n'ont pas fait les réformes pendant 15 ans, pas les Français".

"Je veux maintenant que les Européens reviennent, que l'économie grecque ait le choix d'une offre diverse et qu'en particulier la France soit au rendez-vous", a déclaré le président. "On a fait croire qu'on pouvait vivre à Athènes comme à Berlin, ce n'était pas vrai, et c'est le peuple grec qui a payé", a-t-il lancé. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que tous les yeux étaient braqués sur l'ancienne prof de français. (...) En Europe, aujourd'hui, la souveraineté, la démocratie et la confiance sont en danger! Les débats devraient durer six mois, suivis d'un temps permettant de faire leur synthèse, pour finalement émettre des axes de travail prioritaires à l'été 2018. Dotée d'un "vrai budget", celle-ci aurait à sa tête un ministre des Finances européen, tandis qu'un contrôle démocratique devrait être mis en place [Le Monde]. "Le mépris de classe de Macron commence à être à la mesure de sa chute abrupte de popularité", a indiqué Clémentine Autain, députée insoumise de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis. Certains parmi ses bourreaux estiment même avoir tapé un peu fort. Mais pour autant, Macron, renvoyant à plus tard les détails, n'a pas cherché à indisposer la chancelière allemande occupée à se faire réélire.

Pour relancer la démocratie européenne, Emmanuel Macron a proposé que des listes transnationales soient constituées à l'occasion des prochaines élections européennes.

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