Pétition contre Aung San Su Kyi, Prix Nobel de la " Guerre "

07 Septembre, 2017, 01:27 | Auteur: Lynn Cook
  • L'exode en direction du Bangladesh se poursuit pour la minorité musulmane

Erdogan a dit que l'escalade des violations des droits de l'homme commises à l'encontre des musulmans rohingyas est à l'origine de grandes préoccupations dans le monde et les pays musulmans, a rapporté l'agence de presse Anadolu contrôlée par l'État.

Aung San Suu Kyi sera-t-elle bientôt obligée de rendre sa médaille du prix Nobel de la paix? Sur la scène internationale, l'ex-dissidente birmane Aung San Suu Kyi, aujourd'hui de facto à la tête du gouvernement birman, a été vivement critiquée, notamment par la prix Nobel de la paix pakistanaise Malala Yousafzai. "Ce genre de fausse information est seulement la partie émergée d'un énorme iceberg de désinformation", a-t-elle déclaré lors d'un échange avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. L'exode s'est accéléré depuis le 25 août, après que les rebelles de l'Arakan Rohingyas Salvation Army (Arsa) eurent attaqué simultanément une vingtaine de postes de police et de l'armée dans la région de l'Ankaran. En réaction à ces attaques, l'armée birmane a lancé une vaste opération dans l'Etat Rakhine, tuant 400 "terroristes" selon elle et poussant des dizaines de milliers de civils sur les routes, au risque d'une crise humanitaire.

Le Bangladesh a annoncé l'ouverture prochaine d'un nouveau camp pour accueillir les réfugiés rohingyas à Tyingkhali, au sud du district de Cox's Bazar et près du camp de Balukhali où plus de 50 000 personnes se terrent depuis octobre. Certains arrivent blessés: ces deux derniers jours, trois personnes, dont deux enfants, ont été grièvement touchées dans l'explosion de mines côté birman. "Ils ont survécu avec de l'eau de pluie et de sources", raconte Vivian Tan, porte-parole du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR).

La première ministre bangladaise Sheikh Hasina a demandé aux responsables de compiler une base de données des empreintes digitales des réfugiés.

Depuis plusieurs années, la minorité musulmane rohingya est la cible de persécutions et de violences ethniques au Myanmar. Cette ONG estime que toute la région "est au bord d'une catastrophe humanitaire".