Jean-Luc Mélenchon cite le Venezuela en exemple face à la France

07 Septembre, 2017, 02:10 | Auteur: Lynn Cook
  • Jean-Luc Mélenchon prend la défense de Raquel Garrido:

" C'est clair que dans le moment, la proximité d'analyse avec la CGT et Solidaires est la plus grande, est à son plus haut niveau, puisqu'on dit la même chose sur les mêmes sujets".

Oui, mais voilà. La concordance à ses limites: "Le syndicat, c'est le syndicat et le mouvement [de LFI], c'est le mouvement".

Deux heures plus tard, Philippe Martinez repart en silence. Une explication faite au nom de l'indépendance. "Pour nous il n'y aurait rien de pire qu'apparaître comme une espèce de courroie de transmission politique d'une organisation syndicale". "Pas de problème", assure le député.

Interrogé pour savoir si les manifestations des 12 et 23 septembre avaient été évoquées lors de cette rencontre, Philippe Martinez a répondu par la négative. "Il avait d'autres engagements, pris avant", évacue l'élu qui tient à garder le mot d'ordre: l'unité.

Une séparation qui n'empêche pas la complémentarité veut croire le député.

"Manifestement Mélenchon a envie de canaliser vers lui le mécontentement qui s'exprimera le 12 septembre", observe-t-il, évoquant "une captation de la plate-forme protestataire de la CGT". Et la manifestation syndicale doublée d'un appel à la grève intervient un jour de semaine, traditionnellement privilégié pour la mobilisation des salariés, quand celle de LFI se déroulera un samedi. Pour montrer sa détermination, Jean-Luc Mélenchon déroule alors les chiffres. Et déjà un semblant de division avait commencé à pointer entre la CGT, la France insoumise, la CFDT, FO et le Parti socialiste. "Le 23 est bien engagé", souligne-t-il. Cela laisse onze jours entre les deux manifestations. Je ne pense pas qu'il (Philippe Martinez, ndlr) soit inquiet sur ce que fait la France insoumise. Ce n'est pas parce qu'il y aura deux rendez-vous qu'il y aura moins de monde.

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