JO de Rio 2016 : l'enquête française pour corruption s'accélère

06 Septembre, 2017, 12:18 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Enquête pour corruption sur les JO 2016 à Rio Pape Massata Diack impliqu

Une enquête pour corruption a été ouverte par la police brésilienne, mardi 5 août, visant à connaître les conditions d'attribution des Jeux olympiques de Rio, en 2016, possiblement entachée par des achats de voix au sein du Comité international olympique (CIO).

La police fédérale brésilienne a annoncé mardi avoir perquisitionné le domicile de Carlos Arthur Nuzman, président du comité d'organisation des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, dans le cadre d'une enquête sur l'attribution des Jeux en 2009. Outre les policiers brésiliens y ont participé des enquêteurs français et américains.

En toute discrétion, le juge d'instruction parisien est donc parti dimanche dernier pour l'Amérique du Sud, accompagné de Jean-Yves Lourgouillou, le procureur adjoint du Parquet national financier (PNF), dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 9 juillet dernier.

Après les informations révélées par le journal Le Monde en mars dernier, une société gérant les intérêts de Menezes Soares Filho, un richissime industriel brésilien, avait versé trois jours avant le vote de Copenhague la somme de 1,5 million de dollars à une société appartenant au sénégalais Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, patron à l'époque de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). "Cela relève de la plus haute importance pour le CIO d'obtenir des clarifications sur ce sujet". Au centre de ce dossier, l'homme d'affaire Soares, qui aurait financé l'achat des voix, Sergio Cabral; l'ex gouverneur de l'Etat de Rio et Nuzman, donc. Selon O Globo, Carlos Nuzman est plus précisément accusé d'avoir acheté les votes des membres africains du CIO.

Le 2 octobre 2009, Papa Massata Diack, puissant consultant marketing pour l'IAAF, avait viré 299.300 dollars de sa société vers une structure (Yemi Limited), que Le Monde a pu relier, grâce aux données des Panama Papers, à l'ancien champion d'athlétisme namibien Frankie Fredericks.

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