Comme Israël, la France va se doter de drones armés

06 Septembre, 2017, 12:51 | Auteur: Lynn Cook
  • Les Reaper tricolores en armes en 2019

Une annonce qui n'est pas passé inaperçue. Après de longues discussions, la France a en effet annoncé ce mardi 5 septembre qu'elle allait se doter de drones armés à l'horizon 2019.

Des drones tricolores armés, c'est désormais officiel. "Les armer constituerait une étape logique supplémentaire, afin de tirer pleinement partie de leur potentiel", expliquaient-ils alors. Les États-Unis et Israël ont été précurseurs dans ce domaine. "Le ministère des armées indique que " le missile (américain) Hellfire est la seule arme disponible à ce jour " et que " la possibilité d'armer les drones avec des munitions européennes sera étudiée ".

La France rejoint ainsi un club comprenant notamment déjà les Etats-Unis, Israël, la Grande-Bretagne et l'Italie mais aussi au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Irak, l'Iran, le Pakistan et la Turquie, selon un rapport des sénateurs français Cédric Perrin et Gilbert Roger rendu public en mai. D'autres pays en sont équipés ou envisagent de le faire, de la Chine à l'Asie centrale.

Il s'agira de "gagner en capacité et limiter les dégâts collatéraux", a-t-elle poursuivi, et "d'optimiser l'emploi des avions de combat". "La France ne saurait passer à côté sous peine de se voir déclassée", a insisté Florence Parly.

Cette même source a précisé que les drones étant quasiment indétectables à l'œil nu, leur utilisation fera "peser une menace permanente sur les groupes armés terroristes", en particulier au Sahel.

Si une cible est repérée, ces drones pourront être engagés beaucoup plus rapidement qu'un avion pour la "neutraliser".

"A l'avenir, avec la décision que j'annonce aujourd'hui, les drones armés permettront d'allier en permanence la surveillance, l'endurance dans la discrétion et la capacité de frappe, au moment le plus opportun", a-t-elle expliqué.

"Cette décision ne change rien aux règles d'usage de la force, au respect du droit des conflits armés et je reste plus que jamais attachée au respect du droit international et de nos engagements relatifs à la maîtrise des armements et à la préservation des populations civiles dans les conflits". Et la ministre s'est empressé de faire taire toutes les polémiques: non il ne s'agit pas de "robots tueurs", ce sont des drones utilisés dans un cadre de combat conventionnel. Qu'il s'agisse d'un canon Caesar, d'un missile de croisière, d'un Rafale: "comme pour les drones, si l'opérateur est physiquement éloigné de l'objectif, l'homme n'en est pas moins au cœur de l'engagement du feu".

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