Trump encouragé à épargner les "Dreamers" — Immigration

05 Septembre, 2017, 19:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Trump bichonne les extrémistes et brise les rêves de jeunes immigrés

La nouvelle qui est tombé hier devrait être annoncée officiellement demain Mardi par le Président Donald Trump qui prévoit d'accorder six mois au congrès pour réfléchir sur une nouvelle législation à en croire certaines sources bien informées Ces sources n'exclut pas l'option que le Président Trump se rétracte au dernier moment et conserve ce programme. Le président américain est tiraillé entre le souhait de caresser sa base électorale dans le sens du poil et son désir d'éviter une levée de boucliers sur ce dossier politiquement sensible. Craignant une perte de 460,3 milliards de dollars pour le PIB américain, plusieurs dizaines de dirigeants de grandes entreprises - Amazon, Apple, Facebook, eBay, GM ou Microsoft - ont d'ailleurs déjà mis en garde Donald Trump contre la remise en cause du statut Daca. Ils "ont grandi en Amérique, sont enregistrés auprès des autorités américaines, (.) paient des impôts et jouent un rôle actif dans leurs communautés", souligne le texte des dirigeants d'entreprise.

Un retour en arrière pur et dur qui pourrait signifier donc que ces jeunes sans papiers qui se sont manifestés pensant bénéficier d'une sécurité temporaire seront possiblement identifiés comme clandestins et menacés d'expulsion. En effet, les bénéficiaires reçoivent la garantie qu'ils ne seront pas expulsés, et peuvent travailler légalement.

Ce programme de protection des jeunes migrants clandestins (DACA) avait été mis en place par Barack Obama en 2012. À l'époque, nombre de républicains s'étaient opposés à cette initiative dans laquelle ils voyaient une "amnistie" injustifiée. "Je crois que c'est quelque chose qu'il appartient au Congrès de résoudre ", a-t-il déclaré.

Mis en place par un décret de Barack Obama en 2012, le Daca est depuis longtemps la cible des conservateurs américains, lesquels avancent que l'immigration illégale fait perdre des emplois aux Américains. À commencer par Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants -à ce titre troisième personnage de l'Etat, qui a proposé une solution de sortie à Trump: laisser le Congrès trancher. La décision de Donald Trump est attendue ce mardi 5 septembre et la Maison-Blanche martèle que rien n'est joué. "Il avait cependant rapidement changé de ton une fois arrivé à la Maison Blanche sur le programme DACA, reconnaissant en février qu'il s'agissait de " l'un des sujets les plus difficiles que j'aie " à traiter, et promettant de faire preuve " de cœur " à l'égard d'" enfants absolument incroyables qui sont arrivés ici comme ça ".

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