Crise migratoire: Deby et Issoufou à Paris

29 Août, 2017, 00:25 | Auteur: Lynn Cook
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Les dirigeants du Niger, du Tchad et de la Libye participent, lundi à Paris, à un sommet réuni par le président français, Emmanuel Macron, avec la participation de dirigeants européens, sur le contrôle des flux migratoires en provenance d'Afrique, moins de deux mois après l'annonce du projet de Paris d'installer des centres pour migrants dans des pays africains.

"Pour ce faire la chancelière allemande Angela Merkel, les chefs de gouvernement espagnol et italien, Mariano Rajoy et Paolo Gentiloni et la chef de la diplomatie Européenne Federica Mogherini ont été conviés par le chef d'État français pour participer à la réunion, à l'heure où l'Europe durcit un peu plus le ton à l'encontre des migrants". Les images et vidéos de la rencontre, y compris de la conférence de presse conjointe qui la clôturera, seront disponibles sur EbS.

Le président tchadien, Idriss Deby, présent à Paris, a pour sa part rappelé que la question de l'émigration africaine ne pouvait être résolue que par le développement économique du continent: "Le problème fondamental restera toujours le développement [.], il faut des ressources". "On est habitué à des annonces de nos partenaires depuis des années".

Les Européens cherchent depuis longtemps comment couper les routes de l'immigration illégale transitant par la Méditerranée. A ce jour, les Européens ont versé en juillet une aide de 10 millions d'euros au Niger pour lutter contre l'immigration clandestine, premier décaissement d'un programme décidé en 2016.

M. Macron, soulignant la "pédagogie" que permettait cette distinction, a aussi plaidé pour "organiser le retour vers le pays d'origine" des migrants, via "des actions de coopération pays par pays". Trois pays qui ont en commun de se trouver au cœur du transit des migrants vers les côtes européennes.

Ce sommet intervient après une multiplication d'initiatives européennes en ordre dispersé pendant l'été - notamment l'idée d'ouvrir des "hotspots" lancée par Emmanuel Macron, qui a inquiété les ONG, et a été vite corrigée par l'Elysée.

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