Les vendanges les plus faibles depuis la guerre — Vin

28 Août, 2017, 02:54 | Auteur: Aubrey Nash
  • Les vendanges les plus faibles depuis la guerre — Vin

L'Agreste, le service statistique dépendant du ministère de l'Agriculture, a ainsi annoncé que la production viticole pourrait cette année s'établir à 37,2 millions d'hectolitres, soit 18% de moins qu'en 2016 et 17% que la moyenne sur cinq ans.

Mais la baisse pourrait bien être encore plus importante, à en croire Jérôme Despey, viticulteur et président du conseil spécialisé vin FranceAgriMer: "je crains que malheureusement nous soyons en dessous des 37 millions d'hectolitres", lors d'une conférence de presse vendredi.

Le ministère de l'Agriculture précise de son côté que la baisse devrait être principalement due au gel sévère observé au printemps, qui ont affecté la vigne encore à un stade sensible dans l'ensemble des bassins viticoles du pays. Ce gel a eu impact important dans le sud-ouest - notamment dans le Bordelais -, en Alsace et dans le Jura. La récolte la plus faible depuis 1945 avait été 41 millions d'hectolitres, en 1991. Si après le gel les vignobles ont pu compenser partiellement les pertes de récolte dans certains bassins (Val de Loire essentiellement), " des pertes liées à la grêle en Bourgogne-Beaujolais, Sud-Ouest, Languedoc et Sud-Est ont également affecté la production", selon le ministère. En parallèle, l'aggravation de la sécheresse dans le Sud-Est, le Languedoc, la Corse et le Beaujolais a aussi compromis le bon déroulé des récoltes. Avantage de la sécheresse, " la pression des maladies est faible dans la plupart des régions ". Par ailleurs, les premières vendanges ont commencé précocement en zone méditerranéenne. Le printemps et l'été chauds expliquent cette précocité qui concerne également les autres régions. Il tient également à rassurer sur d'éventuelles difficultés d'approvisionnement en vin, car les caves sont pleines de vins de l'année précédente, assure-t-il.

En 2017, le secteur du vin va enregistrer sa plus petite récolte depuis 1945.

"Il doit y avoir un rattrapage des baisses de prix constatés les années antérieures". On sera donc encore plus bas cette année, sans doute encore plus que les estimations du ministère, préviennent les professionnels.

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