"La justice dira son mot" — Attentats en Espagne

28 Août, 2017, 03:28 | Auteur: Lynn Cook
  • Attentats en Espagne: La cellule terroriste préparait une attaque plus importante

Ceci cinq jours après les attaques revendiquées par Daech.

Les quatre suspects ont été présentés au juge mardi et mis en examen.

Pendant une heure et dix minutes, Mohamed Houli Chemlal, un Espagnol de 21 ans né dans l'enclave sous administration espagnole de Melilla en Afrique du Nord, a confirmé mardi devant le juge madrilène enquêtant sur ces attentats qui ont fait 15 morts et plus de 120 blessés ce qu'il avait dit à la police catalane, ont rapporté les médias locaux hier. Un de ses frères, Saïd, a été tué à Cambrils, un autre, Youssef, aurait péri dans l'explosion qui a détruit la nuit précédant les attaques une maison située à Alcanar, au sud de Barcelone.

Au matin du 17 août, alors que les recherches sur les lieux de l'explosion se poursuivent, les policiers ignorent qu'ils ont affaire à une cellule djihadiste structurée et organisée.

"Sur les quatre personnes que nous avons en garde à vue, évidemment toutes sont interrogées et certaines ont apporté des informations intéressantes", avait déclaré dimanche le chef de la police de Catalogne, le major Josep Lluis Trapero, laissant entendre que certains des détenus avaient parlé.

Les quatre hommes comparaîtront à huis clos.

Le magistrat Fernando Andreu doit déterminer quelles charges il retient contre eux exactement et quel rôle leur est reproché dans l'organisation des attentats. Ils devraient être formellement inculpés de terrorisme, meurtre et détention d'armes et placés en détention provisoire. Lundi soir, huit blessés étaient encore entre la vie et la mort.

Au même moment, les autorités de Rotterdam ont annulé un concert du groupe rock américain Allah-Las, la police ayant été avertie par son homologue espagnole d'une menace terroriste. Le premier aurait fait partie du groupe directement impliqué dans la préparation d'engins explosifs, dans une maison à Alcanar, au sud-ouest de Barcelone.

Au total 12 hommes, en majorité marocains, sont soupçonnés d'avoir composé la cellule qui a commis les attentats.

Les cinq jeunes abattus, tous marocains, ont grandi dans la petite ville catalane de Ripoll au pied des Pyrénées.

Mais le soir du mercredi 16 août, aux environ de 23 heures, un incident se produit "pendant la manipulation". Selon la presse espagnole, il serait venu plusieurs fois en France, ce que n'a pas confirmé le ministre français de l'Intérieur.

Younes Abouyaaqoub, le conducteur présumé du fourgon qui a fauché des passants à Barcelone, était-il à bord de l'Audi A3 lors du voyage en France? "Il y a des investigations en cours, mais il faut se méfier des reconnaissances", a indiqué le procureur de Paris. Mardi, les autorités marocaines ont arrêté deux personnes à Nador, suspectées d'avoir des liens avec les auteurs des deux attaques en Espagne jeudi dernier. Plusieurs associations de la communauté marocaine et musulmane installée en Espagne ont condamné fermement ces attentats terroristes.

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