L'information des consommateurs fait clairement défaut — Nanoparticules

25 Août, 2017, 00:57 | Auteur: Jonathan Ford
  • Le Huff Post                       Des nanoparticules retrouvées dans des bonbons et gâteaux 60 millions de consommateurs alerte

60 Millions de consommateurs " vient de mener une enquête portant sur la présence de nanoparticules dans les sucreries. En tout, dix-huit produits ont été testés dans le cadre de cette enquête, notamment les bonbons M&M's, les gâteaux Napolitain de Lu, les Choco-mix de Milka, des desserts glacés de Lenôtre (le Plaisir Framboises-Nougatine, notamment) ou encore des sucettes aux fruits Lollipops. Les chercheurs ont fait ingérer à des rats du dioxyde de titane contenant 40-45 % de nanoparticules, à des doses proches de celles que l'homme peut ingérer. "Soit les marques ignorent cette présence dans les ingrédients qu'elles utilisent, soit elles nient le problème", dénonce 60 millions de consommateurs. Il est utilisé communément dans l'industrie agroalimentaire et cosmétique pour blanchir et intensifier la brillance de confiseries, plats préparés et même des dentifrices.

Sur 18 produits sucrés testés par "60 Millions", du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules a été retrouvé systématiquement, mais dans des proportions variées: il représentait de 10% à 100% de l'additif présent dans ces différentes sucreries.

Des propriétés optimisées sous la forme nano, 50.000 fois plus petite qu'un cheveu, laquelle pose en revanche question pour la santé parce qu'elle passe plus facilement les barrières physiologiques, selon l'association.

"Lorsqu'une substance étrangère s'immisce au sein même d'une cellule, on peut évidemment supposer qu'il peut y avoir des dégâts, en tout cas un dérèglement de certaines de ces cellules", explique Patricia Chairopoulos, co-autrice de l'étude.
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En janvier dernier, l'Anses (Agence nationale de Santé) avait été saisie par les ministères de l'Economie, de la Santé et de l'Agriculture pour déterminer si ce produit "présente un éventuel danger pour les consommateurs". Elle reproche également aux industriels concernés de faire preuve de "manque de vigilance" et de "manque de rigueur". Il faisait suite à une étude l'Inra, dont les résultats montraient que l'exposition régulière à cet additif favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses dans le côlon, et chez les rats étudiés.