Révision de l'Aléna, nouveau test pour Trump

18 Août, 2017, 01:45 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président mexicain Enrique Pena Nieto et Donald Trump lors du dernier G20

L'ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, ne voit pas comment le Canada pourrait sortir gagnant dans la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Le fait d'être en déficit ou en excédent vis-à-vis d'un autre pays résulte souvent d'avantages comparatifs: par exemple, les Etats-Unis veulent importer certains produits agricoles du Mexique, car ils ne les produisent pas eux-mêmes. L'Accord a vingt-trois ans et nos économies ont beaucoup changé depuis les années 1990, " a déclaré le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, dans ses observations préliminaires, lors de la session inaugurale des négociations de l'ALÉNA, qui se tiendront à Washington jusqu'à dimanche.

Je suis partagé. En dehors de cette question du déficit commercial, il y. L'enjeu est de taille pour la région, fleuron automobile d'un pays dont 80 % des exportations sont destinées aux Etats-Unis.

" Le déficit est lié à une situation macroéconomique: les Etats-Unis sont une économie qui dépense plus qu'elle ne produit", a-t-il fait valoir, relayant les arguments de nombreux économistes. Dans ces négociations, il faut "éviter de faire de 'l'autre' un bouc émissaire", a dit Chrystia Freeland lundi à Ottawa.

Le point de départ de la renégociation de l'Aléna est de parvenir à " un accord commercial plus équilibré favorable aux emplois bien rémunérés pour les Américains et contribuant à la croissance économique des Etats-Unis", a insisté le responsable américain du ministère du Commerce. Entre les États-Unis et le Canada, la balance commerciale est près de l'équilibre.

Les négociateurs canadiens se rendent à Washington pour des discussions avec leurs partenaires américains et mexicains avec une attitude constructive mais ferme, a précisé Chrystia Freeland en estimant que "la politesse et la force ne sont pas contradictoires".

Les discussions de cette semaine constituent le premier round d'une série organisée à tour de rôle dans les trois pays. Les prochaines rencontres se dérouleront au Mexique à partir du 5 septembre.

Un point de cristallisation sera sans doute la révision du mécanisme de règlement des litiges commerciaux, connu sous le nom de " chapitre 19", qui permet d'arbitrer les différends en matière de droits compensateurs et de dumping.

On ne sait pas aujourd'hui à quel point l'administration américaine prend au sérieux cet objectif de réduction du déficit commercial.

Ce litige a connu de nombreux rebondissements depuis 1983, les producteurs américains accusant leurs homologues canadiens d'exporter ce bois aux Etats-Unis à un prix de dumping, c'est-à-dire inférieur aux coûts de production.

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