Trump: si Kim Jong-Un s'attaque à Guam, "il le regrettera"

15 Août, 2017, 02:07 | Auteur: Lynn Cook
  • Des touristes passent devant une affiche

Le général américain a assuré que les États-Unis recherchent une solution pacifique à la problématique du nucléaire en Corée du Nord. Il l'a pressé d'éviter "les mots et les actes " qui pourraient "exacerber " les tensions déjà fortes dans la péninsule coréenne.

Au cours d'un entretien téléphonique avec le gouverneur de Guam Eddie Calvo, le président américain, Donald Trump, a "assuré" que "les forces américaines sont prêtes à garantir la sûreté et la sécurité de la population de Guam", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué, pressant Pyongyang de "cesser son comportement provocateur et porté à l'escalade".

Pyongyang a menacé de lancer ses missiles vers Guam, situé à 3.300 kilomètres de distance et avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique. Et vendredi, il avait estimé que ces paroles n'étaient "peut-être pas assez dures ".

Avant cette discussion entre les deux chefs d'Etat, aucun signe d'apaisement n'était perceptible.

La Chine a proposé à plusieurs reprises un double "moratoire": l'arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens et des manoeuvres militaires conjointes de Washington et Séoul. "Pour tout vous dire, Eddie, vous allez devenir très célèbre".

Le président français Emmanuel Macron a appelé samedi " à la responsabilité de tous et à prévenir toute escalade des tensions ", après plusieurs jours de surenchère entre Washington et Pyongyang.

Mme Merkel a clairement exprimé ses divergences avec le locataire de la Maison Blanche sur ce dossier, affirmant que l'escalade verbale entre Pyongyang et Washington était "une mauvaise réponse".

" Le régime nord-coréen est à l'origine de ce problème, et doit le résoudre", a-t-il écrit sur le réseau social Twitter.

Un responsable de la Maison-Blanche a indiqué qu'il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d'une action militaire imminente.

L'armée nord-coréenne doit présenter au jeune dirigeant un plan d'offensive contre Guam d'ici mi-août, selon des militaires nord-coréens. (.) Ces plans sont continuellement mis à jour et présentent des options au président.

"Ainsi de Alexandra Schwartzbrod qui énumère dans Libération les derniers faits d'armes du " leader du monde libre ": " [.] En une semaine de conférences de presse et de tweets sur son lieu de villégiature, Donald Trump vient de mettre sur le pied de guerre non seulement l'Asie [il s'est dit prêt, mercredi, à bombarder la Corée du Nord] et l'Amérique du Sud [il a menacé samedi d'intervenir militairement au Venezuela], mais aussi les États-Unis d'où des images de haine, d'un autre âge, nous sont parvenues ce week-end [.].

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